le stage de Natacha

Aujourd’hui je me suis dis qu’il serait sans doute opportun de commencer l’article dont Sandra m’avait parlé lors de mon entretien d’embauche et que j’avais accepté de faire.

J’ai décidé de l’écrire ce soir pour deux raisons : premièrement je savais si je ne l’écrivais pas rapidement,  je n’aurais pas le temps de l’écrire d’ici la fin de mon stage et deuxièmement, Sandra a dit quelque chose cet après-midi, sans s’en rendre compte, mais qui m’a fait étonnamment plaisir, elle a parlé de nous en disant : « la famille ». De ce fait, je dois avouer que je me suis sur-motivée pour l’écrire, ravie de pouvoir raconter à quel point ce mois de stage est passé vite, mais aussi et surtout, à quel point il m’a fait évolué.

Il semblerait que pour certains ce soit bizarre. D’ailleurs, Barbara m’a dit : « Mais tu ne peux pas être triste et pleurer au bout d’un mois de stage ?! » Et bien je pense que si, car moi, je suis bien ici.

L’an dernier, j’ai fait un stage au TGI de Bobigny car j’ai toujours espéré devenir Procureur de la République. J’y ai été désillusionnée et dégoutée de cet avenir que je voyais pourtant tout tracé. De ce fait, cela fait un an que je rumine dans ma tête dans l’espoir de trouver quelque chose à faire de ma vie.

J’ai fait ce stage pour être sur de ce que je voulais faire, et même si je n’ai pas tout à fait eu de gain de cause, je pense savoir néanmoins dans quelle voie je souhaite m’aventurer.

Cette expérience a été pour moi salutaire. Je pense avoir eu exactement ce à quoi je m’attendais, mais en mieux. Tout d’abord parce que Sandra et Barbara m’ont toujours traité comme une vraie collaboratrice et n’ont pas tenu compte du fait que je n’étais que titulaire d’une licence de droit ( à Assas quand même ), mis à part pour me faire des éloges.

Je pense que Sandra a bien du répéter 2000 fois par jour qu’elle n’était pas souvent là au bureau alors qu’elle a fait plus que n’importe quel maître de stage, en prenant du temps pour répondre à nos questions, et toujours faire en sorte de tirer le meilleur de nous.

J’ai acquis en un mois certainement plus de capacités que d’autres stagiaires en six : j’ai fait un dépôt de marque communautaire toute seule, un contrat cadre moi-même,  un dossier contentieux, j’ai rédigé des questionnaires afin de créer des contrats, appris à utiliser correctement une base de données et j’en passe.

J’ai également eu la chance d’être contente d’aller au bureau le matin et de travailler avec des gens qui s’intéressaient à moi, à mon travail et qui prenaient mon avis en considération. Je ne comptais que sur le fameux dicton « on est jamais mieux servi que par soi-même » et je me suis rendue compte que finalement le travail d’équipe était beaucoup plus avantageux et ne pouvais que nous pousser à l’excellence.

Sandra m’a demandé de parler de ce qui s’était bien passé et de ce qui s’était moins bien passé durant ce stage. Pour le négatif on repassera, car je n’ ai rien en tête ( mis à part l’absence de climatisation par 40°c….)  Même les petits « manques » concernant la décoration ou autre m’ont été bénéfiques dans la mesure où j’ai trouvé une excuse pour faire les soldes au boulot.

Non, vraiment, je suis heureuse de ce que ce stage m’ait apporté tant d’un point de vue humain que professionnel.

J’ai également reçu ma licence dans le même laps de temps. Je n’ai jamais été aussi fière de toute ma vie. Fière de rendre fières toutes les personnes qui m’entourent. Fière de moi d’avoir réussi à passer cette première étape malgré des moments difficiles.

Je suis consciente du fait qu’on ne fait rien avec une licence de droit mais je suis certaine que je ne m’arrêterais pas là. Je ne sais pas si je deviendrais avocat..

Mais je sais que je n’ai pas été déçue de ce que j’ai vu de ce quotidien ( mis à part les longues recherches juridiques.. ) Je n’ai pas réellement de modèle féminin dans le monde professionnel, mais si je décidais de prendre cette voie, je voudrais certainement ressembler à Sandra dans la mesure où elle représente exactement ce à qui j’aimerais ressembler plus tard : une femme forte, indépendante, courageuse, bourreau du travail mais épanouie par ce qu’elle fait et surtout par qui elle est.

Je finirai cet article en rappelant qu’on recrute chez Azria Avocats, et que si vous vous décider à postuler, c’est une belle expérience qui vous attend.

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