PERSPECTIVE

 

On le sait, changer de perspective n’est pas facile. C’est un exercice que j’adore faire pourtant.

 

Je le fais beaucoup dans ma vie professionnelle notamment dans les missions de coaching et je le faisais bien sûr quand je traitais des dossiers contentieux (je ne le fais plus par manque de temps).

 

Je me souviens d’un dossier où un client avait un dossier très difficile : on l’accusait d’avoir copié un document commercial d’un concurrent de manière tellement flagrante que c’était difficile à nier. Ma collaboratrice en voyant arriver le dossier m’a dit rapidement « celui-là, impossible de le gagner, il va se faire condamner, il faut juste limiter la casse » et je l’ai regardé en disant « ben non, pourquoi on devrait se résigner ?? ». Elle s’est marrée et m’a dit « non mais Sandra, là, il faut se rendre à l’évidence !! la contrefaçon saute aux yeux ! ». J’ai été tellement vexée que ma réponse a été « quelle évidence ?? où l’évidence ?? et puis c’est quoi ce document ? après tout, qui prouve que c’est mon client qui l’a fait ? Peut-être que c’est le concurrent qui a fait un faux pour faire croire que mon client l’avait fait ?? Peut-être qu’il veut lui nuire ?? qu’est-ce que j’en sais moi ?? ».

 

A ce moment là, ma collaboratrice a éclaté de rire en me disant « mais vous êtes d’une mauvaise foi, c’est pas possible !! ». Je me suis encore plus emportée en disant « mais c’est un bout de papier sorti de nulle part !! qui prouve qui l’a imprimé ?? qui l’a distribué ?? où est la preuve ?? »

 

Et là, j’ai su que j’avais mon axe de défense. Honnêtement, de toute façon, c’était le seul. Malgré les ricanements de ma collaboratrice, j’ai rédigé des conclusions en ce sens et j’ai plaidé. J’ai inversé la perspective du dossier, c’était à l’autre de me prouver comment il avait trouvé ce document avec le logo et l’adresse de mon client, est ce qu’il avait un constat d’huissier ? Est-ce qu’il avait une preuve quelconque de sa véracité ?

 

Et j’ai gagné. La partie adverse a fait appel. Et j’ai encore gagné. Sauf qu’en appel, en plus, j’ai plaidé que c’était une procédure abusive et j’ai gagné 10.000 euros de dommages-intérêts. Mon client était enchanté (d’ailleurs, il me suit ici…).

 

Alors, le but de ce post n’est pas de faire ma publicité en disant « wow, regardez comme j’ai été maligne ! ». Non, ça, croyez-moi, je l’ai fait sur le coup. Mais aujourd’hui, je n’accepte plus de nouveaux dossiers contentieux.

 

Je vous raconte cette histoire pour vous demander si vous arrivez à changer de perspective parfois ? Dans cette histoire, tout cela n’a été possible que grâce à ma collaboratrice. Si j’avais été seule face à mon dossier, je suis sure que je n’y aurais jamais pensé. La confrontation, l’échange d’idées, le désaccord, m’ont permis de jouer, comme un joueur de tennis qui a besoin de quelqu’un pour renvoyer la balle et marquer.

 

Et dans un business, c’est essentiel. Il vous faut quelqu’un pour discuter, pour échanger, pour avancer, simplement pour changer de perspective.

 

Alors, est ce que vous avez quelqu’un pour vous renvoyer la balle ?

GESTION DU PLANNING

 

Je vois souvent passer des articles qui expliquent comment réaliser tous tes projets et quand on lit, cela a l’air très simple :

  • faire des listes de toutes les tâches que tu veux accomplir,
  • faire un rétroplanning,
  • entrer les tâches dans le planning et TA DAM, tu as accompli tous tes projets.
  • Sauf que, je ne sais pas pour toi, mais quand je fais ça, ça ne marche JAMAIS !!

Je l’ai fait aussi, je préparais sérieusement ma TO DO de la semaine, je travaillais 15h par jour et je ne finissais jamais !!! Rien de pire pour détruire le peu de motivation qu’on a.

Mais c’était pourtant logique : je ne prenais jamais en considération mes contraintes de temps mais uniquement ce que je VOULAIS faire !!! Et oui, dans ma TO DO, j’avais noté tout ce que je voulais « produire » mais j’avais zappé qu’il y aurait des mails, des appels, un déjeuner commercial, trois réunions clients, etc…

Et forcément, j’ai réfléchi et je suis passée en mode projet et j’ai inversé le process.

Voilà donc ce que je te conseille de faire aujourd’hui :

  • Tu prends ton planning de la semaine et tu notes tout ce qui était déjà prévu (en rdv pro, en réunion, ou en rdv perso);

 

  • Tu calcules les heures que cela te laisse par jour (en prévoyant TOUJOURS un peu de temps passé en mails et appels, un peu de temps pour déjeuner et aussi une heure de FIN pour le soir);

 

  • Et là, tu vas réaliser que tu N’AS PAS 8 heures de travail disponibles. Et là, normalement, c’est ta révélation.

 

  • Ensuite, tu prends la liste de  ce que tu AIMERAIS faire et tu prévois le temps que chaque tâche va te prendre idéalement. Exemple : rédiger un contrat : 3H. Petit conseil au début : SUR ESTIME le temps prévu (et oui, parce qu’il y aura toujours des interruptions même si j’y reviens dans un autre article).

 

  • A ce stade, yu auras donc une liste de tâches avec chacune une durée estimé et tu additionnes. Et là, HORREUR, le total d’heures disponibles et le total de TA DO LIST ne correspondent pas.

C’est le moment critique de la gestion de tout projet : devoir se rendre à l’évidence : tu ne peux pas faire TOUT ce que tu veux faire dans le temps qui est imparti. Et donc tu vas faire des choix, et lister uniquement ce que tu peux faire dans ton temps DISPONIBLE.

Et faire entrer ces tâches dans tes blocs de temps disponibles.

A ce stade, tu vas peut être te dire « mais ça ne sert à rien ce conseil, si c’est pour me dire que je ne peux pas faire tout ce que je voudrais faire !! ». Et pourtant, tous ceux qui font de la gestion de projet savent que c’est ainsi qu’on procède. Il n’y a pas d’autre choix.

Et crois moi, si tu appliques cette méthode, cela va vraiment changer la donne et à plusieurs niveaux :

  • Tout d’abord, tu vas prévenir les personnes concernées (notamment tes clients) des délais « réalistes » et donc éviter du mécontentement et de l’attente (ce qui au niveau pro est ESSENTIEL). Il n’y a rien de pire pour un client que de s’entendre dire « oui, oui, je le finis cette semaine et je vous l’envoie » et de le recevoir 3 semaines après. Donc, clairement, tu vas en même temps améliorer ton customer care.

 

  • Autre avantage, à la fin de ta semaine, tu auras une TO DO terminée (peut-être pas au début parce qu’avec le temps, tu vas affiner ton évaluation du temps nécessaire à tes tâches). Et ce sentiment est assez puissant pour justement te donner un réel boost et créer un cercle vertueux de productivté.

 

  • Dernier avantage : tu auras une bien meilleure visibilité sur ta charge de travail. Par exemple, je ne prends aucun dossier si je n’ai pas un bloc de temps « disponible » dans les 3 ou 4 prochaines semaines, ce n’est ni sérieux, ni acceptable pour un client. Donc, là aussi, tu ressentiras une meilleure efficacité dans toute ton organisation.

 

Que penses tu de cette méthode ? As tu envie d’essayer de la mettre en oeuvre ?

 

 

PRODUCTIVITE

A la demande générale, je lance une série de posts sur mes conseils et méthodes pour augmenter ma productivité.🚀

J’ai déjà expliqué que plusieurs raisons m’ont poussée à devenir vraiment excellente sur le sujet :

– Ma fainéantise (oui, oui, j’assume) : étant partisane du moindre effort, je ne veux pas refaire deux fois les trucs. Dès que je vois qu’il y a une récurrence, je le transforme en process, je modélise…📊

– Mon goût pour ma vie privée : pendant TREEEEEES longtemps, j’ai tout sacrifié à ma vie professionnelle. J’étais une caricature d’avocate parisienne, branchée, débordée, toujours connectée (et ne me lancez même pas sur mes sacs à main…). Sauf que, bien sûr, un jour, ça a débordé et j’ai fait des choix drastiques.

Ce sera toujours et de manière totalement assumée et décomplexée ma vie privée en premier. Depuis que cela est clair dans ma tête, là aussi, j’ai du optimiser au maximum et gagner du temps partout où je le pouvais.🕜

Donc, maintenant, terminé les déjeuners interminables, les pauses café (le premier qui me dit que de toute façon, ça on n’y a plus droit avec les cafés fermés, je mords…), la procrastination, etc… Cela fait partie de ma vie d’avant.

Et comme pour tout, j’ai fait des recherches et je vais partager avec vous quelques astuces et méthodes (la totalité viendra dans le guide dédié bien sûr)

Et donc, voici les posts à venir :

Eat the frog first,
✅5 seconds rule,
Méthode Pomodoro,
✅Gestion du planning (j’ai cherché un nom sympa, mais je n’en ai pas trouvé…),
✅Comment mettre en place un process ?
✅Suivre votre progression.

Voilà le programme, et si vous voulez être sure de n’en louper aucun, pensez bien à vous inscrire à ma newsletter 🎯

 

PROTEGER SA MARQUE – DERNIER EPISODE..

Voilà, ce post termine ma série sur « comment protéger sa marque » !

Pendant ces quelques jours, j’ai essayé de vous donner tous mes conseils et astuces pour :

✅ Identifier les classes correspondant à votre future activité

✅ Procéder à l’achat de vos fichiers INPI

✅ Examiner les fichiers pour s’assurer que vous ne copiez pas involontairement une autre marque existante

✅ Procéder à votre dépôt de marque en ligne

✅ Vous préparer à une éventuelle opposition (en espérant que cela n’arrive jamais !!)

Mais cela ne s’arrête pas là ! Il faut maintenant passer à l’étape essentielle de toute activité : FAIRE VIVRE VOTRE MARQUE !

D’abord, sur un plan juridique, ce point est essentiel parce qu’une marque qui n’est pas utilisée sur un plan commercial perd sa validité.

Pensez donc bien à exploiter votre marque, sur tous vos supports commerciaux, sur vos outils de communication (regardez, il y a toujours mon logo sur mes posts…😜), sur votre site internet, vos devis, vos factures, etc…

Tous ces éléments feront que votre marque sera reconnue en cas de contestation.

Mais bien sûr, tout cela reste du juridique, il faut maintenant vous occuper de l’essentiel : Développer cette marque, la faire connaître, communiquer, réaliser du chiffre d’affaires,etc…🚀

Et tout cela demande beaucoup de travail, d’énergie, de méthode et de détermination.

Pour toutes ces raisons, je commence une nouvelle série de posts sur l’organisation et la productivité ! J’espère qu’elle vous plaira 🤩

Et si jamais, vous avez loupé un des posts ou que vous voulez en garder une trace pour plus tard, je vous conseille vivement vous inscrire à ma newsletter (lien dans ma bio).

Tous ces conseils vont être regroupés et publiés dans un guide gratuit de la marque !! Il arrive bientôt !😇

Est ce que ces conseils ont été utiles ? Avez vous commencé à les mettre en pratique ?

 

SOUFFLER

Ces derniers temps, je travaille énormément. J’ai beaucoup de projets en même temps, je cours après le temps et j’ai le sentiment de ne pas en faire assez. Et pourtant, je pourrais difficilement en faire plus.

Cette semaine, j’avais un rendez-vous médical et même là, j’ai profité des 20 minutes d’attente pour travailler. Je ne parle pas de répondre à un mail mais bien de prendre des notes pour un dossier.

Je me suis dit que c’était exagéré, qu’il fallait accepter le fait que tout n’irait jamais aussi vite que je le voudrais et que c’était ainsi et que tout se ferait quoi qu’il en soit.

Quand j’ai annoncé mon projet d’E-shop, c’était volontaire. Tout n’était pas prêt (il n’est même pas en ligne !) mais c’était aussi (et surtout) une façon de ne pas décaler la date de lancement une fois de plus. Je voulais me mettre une pression supplémentaire et j’ai réussi.

Mais je réalise aussi que parfois, c’est contre-productif. Et dans ces cas là, il faut au contraire ralentir.

Je le dis à chaque fois que j’ai un collaborateur qui arrive au cabinet, je l’ai même dit cette semaine à W. qui fait un stage à distance. Elle était stressée de ne pas réussir à faire ce qu’elle voulait faire et je lui ai dit « Quand vous sentez que la pression est forte, que la deadline arrive, que vous êtes en retard, surtout, ne vous précipitez pas, au contraire, ARRETEZ TOUT et ralentissez…prenez un peu de temps et revenez y ensuite ».

Il m’a fallu du temps pour comprendre ce phénomène étrange, à quel point on fait finalement plus vite quand on ralentit. Tout simplement parce qu’on a les idées plus claires, qu’on est moins stressé, etc..

Depuis, j’ai beaucoup lu sur let sujet et j’ai découvert que ce j’avais identifié de manière intuitive est en réalité scientifique.

Et donc, ce soir, je m’applique mon propre conseil. Je ferme l’ordinateur, je range mes notes et je vais de ce pas préparer un gâteau.

Et vous, quand la pression est forte, vous faites quoi ?

PROGRESSER

C’est drôle, j’ai l’impression de ne parler que de cela ici. Essayer, travailler, s’accrocher, faire mieux, tenter, ne pas lâcher, continuer, avancer, tomber mais se relever.

J’ai souvent dit ici et même lors d’interviews très sérieuses que Rocky était non seulement mon film préféré mais que j’ai admiration sans bornes pour le personnage (avis aux plus jeunes : cherchez sur Google)

On a souvent un à priori sur ce film : un film de boxeurs avec Stallone (au secours !). Et pourtant, ce film (le 1er bien sûr) est d’une intelligence, d’une délicatesse, d’une justesse rares. Ce personnage de loser recèle en lui tellement de courage, de détermination qu’il force l’admiration.

Rocky n’essaie pas en réalité d’être le meilleur, il ne veut pas être le premier (cela lui arrive presque par hasard et d’ailleurs pas dans le 1er !) : il veut juste tenir (son credo c’est « going the distance »), il se bat contre lui-même, il veut montrer qu’il en est capable, qu’il n’est pas juste ce garçon boucher qui ne sait pas aligner deux mots. Il veut progresser et ne lâche jamais.

Je crois que les films qu’on voit dans l’enfance vous forgent vraiment et moi, Rocky, c’est le 1er film que j’ai vu au cinéma.

Et j’ai gardé cette idée en tête toujours, « going the distance ». Aujourd’hui, j’apprends cela à mon fils. Je lui dis que la seule chose que je lui demande à l’école, c’est d’essayer de progresser. Je me fiche pas mal qu’il soit premier de la classe ou qu’il finisse à Polytechnique.

S’il ne doit retenir une seule leçon de moi, c’est celle-là. On ne lâche pas, on n’abandonne pas, on peut être découragé, abattu, en colère, triste, ok, mais on y retourne et on essaye encore, et encore et encore. Juste essayer, juste progresser.

Parce que si on vise le progrès, il n’y a pas de limite en fait.

Et vous, votre objectif, c’est quoi ?

 

CE QUE J’APPORTE

Aujourd’hui, j’ai travaillé pour une nouvelle cliente sur un type de mission sur lequel je communique très peu : le Conseil et la Stratégie.

Cette jeune femme a une idée géniale, innovante, elle est pleine d’énergie et de détermination. Elle a tout pour réussir et croyez moi, elle réussira.

Quand elle contacté pour demander mon aide, elle a été très claire sur ce qu’elle attendait: un peu pour du juridique mais surtout un accompagnement stratégique. C’est sa première création et elle ne veut pas se louper. Elle veut s’entourer d’experts même si elle sait que cela représente un coût.

Et donc, on va travailler ensemble pendant les prochains mois : préparer les actions à mener, identifier les bons prestataires, calculer ses prix, ses coûts, sa marge, structurer son offre, valider le cadre réglementaire, préparer son business model pour une levée de fonds, etc.. Autant de missions qui m’éclatent et qui pourtant ne sont pas à proprement parler du droit.

J’ai longtemps joué ce rôle auprès de clients sans le formaliser : pour moi, ce n’était pas une activité annexe. C’est juste que j’allais un peu plus loin dans mon job, parce que j’ai toujours en tête un SEUL objectif : comment faire grandir cette activité ?

Je sais que j’apporte avec moi 20 ans d’expérience, 2.000 clients avec les problématiques les plus variées, et chaque fois, des solutions à trouver ! Un de mes clients chouchous m’a dit il y a quelques années : « Mais Sandra, pourquoi vous ne dites pas ça à vos prospects ?? que ce vous proposez, ce n’est pas vraiment du juridique, c’est plus que cela, c’est du Coaching Business ». Cela m’a flatté mais je n’ai pas donné suite.

Et un jour, un client m’a contacté uniquement pour cela : du Conseil et de la Stratégie. J’étais très étonnée, il n’avait aucun besoin juridique ! Instinctivement, j’ai refusé. Avais-je seulement le droit de faire ça ? Et j’ai contacté mon Ordre et la réponse a été OUI.

Depuis, j’apprécie ma chance d’avoir créé le métier de mes rêves sur mesure et j’accompagne encore un peu plus mes clients.

Et vous, avez vous fait un peu bouger les lignes dans votre activité ?

 

ABOUT TIME

Oui, il est plus que temps..

Mon idée a germé en 2013. D’abord, ce n’était qu’un tout petit rêve de rien du tout, une idée que je m’amusais d’imaginer J’en parlais de temps en temps à un client que j’aime beaucoup. On se marrait en imaginant des business model.

Et puis, en 2016, j’en ai parlé à May et elle m’a dit qu’elle y croyait, elle, à mon idée. Je l’ai mis de côté en me disant que j’allais commencer par un site d’abord. J’ai ouvert un compte IG à ce moment là, à un moment donné, on était plus de 1.000 !

Et puis, un soir de doute, j’ai tout supprimé. Je me trouvais ridicule. Et puis, j’avais (et j’ai toujours) un cabinet d’avocats qui fonctionne super bien ! J’allais passer pour une dingue avec ce projet.

Je ne sais pas de quoi j’avais peur en réalité ? peur de l’échec bien sûr ! Cette idée me fait rêver depuis 8 ans, vous imaginez si je me plante ?? peur du qu’en dira-t-on ? oh oui, le milieu des avocats est féroce et prompt à la moquerie.

Et alors aujourd’hui ? Aujourd’hui, je m’en fiche. J’ai confiance, j’y crois. Je ne sais pas si ça marchera bien sûr mais au moins, je veux essayer.

Donc, voilà, dans les semaines à venir, je vais lancer mon E-SHOP !

Dans ma petite boutique, vous trouverez :

– des guides juridiques (des méthodes pratiques uniquement) pour développer votre entreprise tout seul et à moindre coût,
– des ebooks pour améliorer votre gestion, votre productivité et votre stratégie,
– des formations en ligne sur tous ces sujets,

Voilà, j’y travaille beaucoup en ce moment pour que tout soit prêt bientôt.

Mais je voulais vous en parler dès maintenant. D’abord, parce que comme cela, je ne pourrais plus reculer et me cacher comme je l’ai fait pendant les 8 dernières années.

Et aussi, comme cela, je pourrais partager avec vous cette aventure !

Et qui sait, peut-être que cela vous donnera des idées à votre tour.

Alors, vous en pensez quoi de mon idée ?

NOMAD LAWYER

 

Depuis bientôt 4 ans, j’exerce en nomade. Je n’ai plus de bureaux. Bon, en 2020, mon nomadisme a singulièrement rétréci puisqu’il se limite à mon salon mais j’ai bon espoir de vous montrer bientôt quelques chouettes bureaux où il m’arrive de travailler.

Comment tout cela a commencé ?

Un jour, j’étais dans un aéroport à Iguazu (en Argentine, au bout du monde), je n’avais quasiment pas de réseau et un client attendait en urgence une validation d’un contrat.

Je me revois lever mon téléphone dans tous les sens en maudissant l’opérateur téléphonique du coin et cherchant désespérément du réseau. J’étais à deux doigts de pleurer de rage jusqu’au moment où finalement j’ai pu lire ce fichu contrat.

Une autre fois, j’étais au Portugal et un client avait lui aussi une urgence majeure (un salarié menaçait de prendre en otage une salariée, c’était réellement dangereux). Je me revois courir partout dans Lisbonne pour trouver un café avec une connexion internet et un ordinateur. Tout s’est bien passé mais ce jour là, j’ai pris conscience d’une chose : où que j’aille dans le monde, mes outils de travail étaient non négociables. Je devais les avoir avec moi en permanence même pour un week-end de 4 jours.

Sur le coup, je l’ai mal vécu : mon travail devait toujours être avec moi !!!

Je crois que mon envie de nomadisme est venue de là. Si je devais tout le temps être prête à travailler, je devais non seulement l’accepter mais en faire un avantage dans ma vie.

Si c’était ma contrainte, alors, cela voulait dire aussi, que je pouvais bel et bien travailler de n’importe où ! Mais cela voulait dire aussi mettre en place une nouvelle organisation afin de ne plus jamais être prise au dépourvu.

Et c’est là que tout a commencé : par la recherche d’une nouvelle méthode, de nouveaux outils.

Et vous, avez vous déjà rêvé de devenir un travailleur nomade ?

PROTEGER SA MARQUE – ETAPE 7

ETAPE 7 : DEPOSER VOTRE MARQUE..

MES 3 CONSEILS DU JOUR

On en est enfin à la 7ème étape, après celle-ci, votre marque sera enfin déposée. bravo ! 🚀

Le dépôt uniquement en ligne sur le site de l’INPI.

Voici comment le faire en 3 étapes :

✅ Vous devez d’abord choisir votre pack selon le nombre de classes que vous souhaitez utiliser (et donc à priori les mêmes que vous avez défini pour votre recherche de disponibilité en étape n°1 😉).

✅ Ensuite, vous allez devoir saisir plusieurs types d’informations : le déposant (celui qui sera propriétaire de la marque, soyez très vigilant sur ce point surtout si vous êtes associé, ou si une société exploitera la marque ⚠️), mais aussi le destinataire de la correspondance (ce sera celui qui effectue la saisie pour bien recevoir les courriers INPI). Vous aurez également le signataire (et donc en principe, ce sera bien vous). Si vous exercez en solo, vous saisirez donc 3 fois votre nom, cela peut troubler.🤯

✅ Il faudra ensuite choisir si vous voulez une marque verbale (uniquement un nom qu’il faudra saisir) ou semi-figurative (marque verbale + logo). Mais attention, dans ce cas, si vous changez de logo un jour, votre marque (même verbale ne sera plus protégée).

Il existe également d’autres types de marques : des marques sonores, des marques hologrammes, des marques de motifs, de position, mais je vous invite à vous abonner à ma newsletter pour recevoir le guide complet de la marque dès sa parution pour en savoir plus.

✅ Mon petit conseil pratique en plus :

Vu l’enjeu, je vous conseille de commencer par enregistrer votre brouillon et d’y revenir seulement le lendemain pour vérifier qu’il n’y aucune erreur dans votre saisie 👌

➡️ Vous n’avez ici que mes 3 conseils du jour. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez recevoir mon GUIDE DE LA MARQUE GRATUIT dès qu’il sera en ligne (inscrivez votre mail pour recevoir ma newsletter) 🎯

 

PROTEGER SA MARQUE – ETAPE 6

ETAPE 6 : VÉRIFIER L’INTERNATIONAL…
MES 3 CONSEILS DU JOUR
On en est déjà à la 6ème étape, vous êtes presque au bout de votre recherche de disponibilité, bravo ! 🚀
J’ai beaucoup hésité à vous donner des conseils sur une recherche à l’international parce que tout le monde ne se lance pas tout de suite à la conquête du monde. Mais justement avec Internet, cela reste néanmoins possible 💪
Je vous conseille donc de procéder à une petite vérification à l’international pour voir si votre projet de marque existe déjà à l’étranger.🌏
Voici comment le faire en 3 étapes :
✅ Tout d’abord, si vous avez suivi les étapes précédents, celle-ci n’est vraiment qu’une petite précaution supplémentaire. En effet, l’INPI vous fournit les fichiers des marques européennes et internationales qui sont protégées en France. Cette étape vise donc les marques qui n’ont pas été déposées pour la France.🇫🇷
✅ Vous allez donc faire une recherche sur deux sites : le WIPO (pour une recherche internationale) et le EUIPO (pour une recherche Européenne). Ces deux sites vous proposent une barre de recherche où vous pouvez saisir votre marque et accéder gratuitement aux résultats.
Vous avez ainsi une liste de résultats par pays que vous devez parcourir pour voir dans quel pays est déposée votre marque. Attention, comme sur le site de l’INPI, c’est une recherche seulement à l’identique. Vous pouvez donc vous amuser à rechercher également des noms proches ou similaires.
✅ Mon petit conseil pratique en plus : Vous pouvez affiner votre recherche en allant plus loin qu’une simple saisie de la marque. Ainsi, sur la base WIPO, vous pouvez également préciser les produits et services qui vous intéressent. 👌
➡️ Vous n’avez ici que mes 3 conseils du jour. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez recevoir mon GUIDE DE LA MARQUE GRATUIT dès qu’il sera en ligne (pour cela inscrivez vous à ma newsletter) 🎯
 

LES COULISSES DE MON E-SHOP

On est le 31 du mois et je vais commencer une série d’articles que vous ne trouverez pas ici.

Je lance une newsletter un peu particulière, à destination de ceux qui veulent en savoir plus, accéder aux coulisses du lancement de mon E-shop.

Et j’ai décidé de donner accès à tout dans cette newsletter. Souvent, quand on crée, on vend un peu de rêve, on gonfle les chiffres, on gomme un peu les difficultés, on se lance dans le story-telling « tout a été une évidence, la stratégie était limpide depuis le début, on a tenu les délais parfaitement ».

Sauf que je suis avocat depuis 20 ans, j’ai accompagné environ 2.000 entreprises depuis le début de ma carrière et je peux vous dire que cette belle histoire n’existe pas. J’ai toujours été aux premières loges, aux côtés de mes clients. J’ai travaillé avec eux pour résoudre les problèmes : comment changer de prestataire quand il ne tient pas ses délais ? comment obtenir le financement dont on a besoin pour tenir ? comment on fait évoluer le business model quand ça ne marche pas mais qu’on sait qu’on tient une chouette idée ? comment on résout une difficulté réglementaire qui nous complique le développement ? comment on demande un délai de paiement quand vraiment cela devient trop compliqué ? etc…

Et donc, cette fois-ci, je ne suis plus seulement celle qui conseille, celle qui accompagne. Ce e-shop, c’est MON projet. Et je n’ai pas envie de vous vendre du rêve, mais au contraire, vous montrer que tout prend du temps, que ce n’est pas si simple mais aussi peut-être aussi vous encourager dans votre propre parcours.

Puisque j’ai décidé de jouer franc-jeu, Je dois avouer que c’est aussi pour me motiver quand j’aurais, comme tous les chefs d’entreprise, des moments de doute.

Et comme je ne partage pas la mentalité bien française qui consiste à ne surtout pas parler d’argent, je vous dirai aussi en toute transparence mes dépenses (que je dissocie complètement de celles de mon cabinet d’avocat bien sûr) mais aussi mon chiffre d’affaires (enfin, quand il y en aura un !!).

Et si vous voulez lire celle de janvier, il suffit de vous abonner sur ma page d’accueil.

PROTEGER SA MARQUE – ETAPE 4

ETAPE 4 : VERIFIER LES NOMS DE SOCIETE

MES 3 CONSEILS DU JOUR

Vous avez vérifié sur vos fichiers qu’aucune marque n’a été déposée dans vos classes avec une marque similaire à celle de votre projet dans votre étape 3. Vous êtes sur la bonne voie 🚀

Mais il faut encore procéder aux vérifications avec les noms de société. Donc, munissez de nouveau de vos fichiers mais cette fois-ci pour vérifier les GAS (et non plus les classes)🤓

Voici comment le faire en 3 étapes :

✅ Identifier d’abord tous les noms de société qui ressemblent à la marque que vous voulez déposer

Mon conseil à ce stade : contentez vous de les surligner en rouge et vous y reviendrez ensuite.

Si votre marque est composée de plusieurs mots, cherchez les individuellement mais si vous avez un mot « fort » (ou très distinctif), concentrez vous sur celui-ci. C’est lui fera toute la différence si vous avez une procédure. En effet, une société qui utilise comme dénomination votre future marque pourrait vous assigner alors même qu’elle n’aurait pas déposé de marque. Cela ne veut pas dire qu’elle aurait gain de cause bien sûr mais cela vous causera du stress et des frais d’avocat. Il faut donc être vigilant.

Donc, plongez vous dans les fichiers et une fois que vous avez identifié plusieurs sociétés qui « ressemblent », il faut maintenant vérifier leurs GAS.

✅ Vérifiez attentivement si les sociétés identifiées sont bien immatriculées dans une ou plusieurs GAS que vous souhaitez utiliser.

Si vous identifiez des noms de société qui ressemblent et dans les mêmes GAS, Attention ⛔️, il faudra absolument vérifier quelle est l’activité exacte de cette marque, sa renommée même locale, son histoire etc..

Si cela ressemble à votre projet, mon conseil est d’être très prudent🙅‍

✅ Mon petit conseil pratique en plus :

Si vous avez le sentiment que cette étape ressemble beaucoup à celle précédente, c’est exact ! C’est exactement la même (sauf qu’elle porte sur des GAS et non des classes) ! Mais faites preuve de la même vigilance👌

➡️ Vous n’avez ici que mes 3 conseils du jour. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez recevoir  mon GUIDE DE LA MARQUE GRATUIT dès qu’il sera en ligne (inscription à ma newsletter) 🎯

PROTEGER SA MARQUE – ETAPE 5

ETAPE 5 : VERIFIER LES NOMS DE DOMAINE

MES 3 CONSEILS DU JOUR

On en est déjà à la 5ème étape, vous êtes presque au bout de votre recherche de disponibilité, bravo ! 🚀

Mais justement, après avoir vérifié vos classes et vos GAS, il faut quand même rester sur vos gardes et penser également aux noms de domaines. Ce serait dommage d’avoir un chouette nom de marque déposée sans pouvoir l’utiliser en nom de domaine. 🤓

Voici comment le faire en 3 étapes :

✅ Si vous avez acheté le pack INPI comprenant les noms de domaine, vous avez un fichier qui recense tous les noms de domaine approchant votre marque.

Mon conseil à ce stade : allez systématiquement sur l’adresse indiquée (si elle ressemble bien sûr) pour vérifier si ce nom de domaine est exploitée et si c’est le cas, si c’est pour une activité concurrente.

✅ Si vous n’avez pas acheté le pack INPI qui comprend les noms de domaine, vous pouvez néanmoins faire une vérification en allant sur les sites de l’AFNIC ou le WHOIS de l’ICANN.

Mais le seul problème de cette recherche gratuite, c’est que vous ne pouvez faire qu’une recherche à l’identique et donc potentiellement louper une adresse qui serait détenue par quelqu’un dans une activité similaire. Il faut donc essayer toutes les variantes possibles de votre future marque pour essayer de ne rien louper.

Une fois de plus, les fichiers INPI vous permettent d’avoir une vision plus complète des noms de domaine potentiellement concurrentes.

Si vous vous posez la question d’un risque d’utiliser une marque qui serait déjà exploitée par quelqu’un avec une activité proche, surtout restez vigilant. Même si cette personne n’a pas déposé de marque, elle pourrait vous reprocher un parasitisme.

Donc, attention⛔️, si vous identifiez un nom de domaine qui ressemble, une fois de plus il faudra vérifier quelle est l’activité exacte de cette marque, sa renommée même locale, son histoire etc..
Si cela ressemble à votre projet, mon conseil est d’être très prudent🙅‍

✅ Mon petit conseil pratique en plus :

Pensez bien aux déclinaisons possibles des noms de domaine : .fr, .com, .org, etc.. on peut facilement passer à côté d’un nom de domaine existant 👌

➡️ Vous n’avez ici que mes 3 conseils du jour. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez recevoir  mon GUIDE DE LA MARQUE GRATUIT dès qu’il sera en ligne (laissez moi votre mail sur la page d’accueil) 🎯

 

PROTEGER SA MARQUE – ETAPE 3

ETAPE 3 : ETUDIER LES FICHIERS

Ça y est, après avoir commandé vos fichier sur le site de l’INPI comme cela était recommandé ici, vous êtes prêt(e) à les étudier pour voir si une marque déjà déposée pose problème.

Vous avez donc vos listes de classes que vous envisagez pour votre future activité sous la main et avez un peu de temps devant vous. C’est une étape longue et fastidieuse mais elle est très importante afin de déposer ensuite votre marque en toute sérénité.

Voici donc les 3 étapes à suivre :

  1. 1) Identifier d’abord toutes les marques qui ressemblent à celle que vous voulez déposer.

Mon conseil est de contenter de les surligner en rouge à ce stade et vous y reviendrez ensuite.

Si votre marque est composée de plusieurs mots, cherchez les individuellement et marquez en rouge chaque marque qui en contient un. Mais si vous avez un mot « fort » (ou très « original ») dans votre projet de marque, concentrez vous sur celui-ci. Il sera le plus important dans votre dépôt de marque.

Une fois que vous avez identifié plusieurs marques qui « ressemblent », il faut maintenant vérifier leurs classes.

  1. 2) Vérifier si les marques surlignées sont bien déposées dans une ou plusieurs classes que vous souhaitez utiliser.

En effet, l’INPI vous adresse dans ses fichiers des marques qui ne sont pas forcément dans des classes identiques à la vôtre. Et dans ce cas, si vous trouvez une marque similaire et dans des classes complètement différentes, vous êtes tranquille !

En revanche, si vous identifiez des marques qui ressemblent à la vôtre et dans les mêmes classes que celles que vous envisagez d’utiliser, il faut vraiment être très vigilant. Vous risquez en effet de vous rendre coupable de contrefaçon en déposant cette marque.

3) Faire des recherches sur les marques « similaires »

Il faudra vraiment être très prudent et vérifier quelle est l’activité exacte de cette marque, son logo, etc.. Pour le faire, il faut utiliser le numéro de la marque (il figure dans le fichier excel vendu par l’INPI) et le saisir dans la Base marques de l’INPI ici.

Vous aurez ainsi toutes les informations utiles sur la personne ou la société qui a déposé cette marque mais également l’éventuel logo qu’elle a déposé en même temps.

Il faut alors prendre le temps de faire une recherche approfondie sur cette marque (et merci, google !) et ainsi chercher à savoir : quelle est son activité précise (pour voir si elle diffère de la vôtre) ? est ce que la marque est toujours exploitée (il arrive que des sociétés disparaissent et cessent d’utiliser une marque) ? etc..

Si vous identifiez une marque qui ressemble à la vôtre dans une activité qui ressemble également à la vôtre, mon conseil sera dur à lire mais il faut renoncer à déposer cette marque et en chercher un nouveau. Vous éviterez alors un contentieux qui peut être couteux et pénible !

➡️ Vous n’avez ici que mes 3 conseils du jour. Si vous souhaitez recevoir mon GUIDE PRATIQUE DE LA MARQUE GRATUITEMENT dès qu’il sera en ligne, laissez moi votre mail avant de quitter cette page !

PROTEGER SA MARQUE – ETAPE 2

ETAPE 2 : COMMANDER VOS FICHIERS INPI

Vous avez donc suivi mes conseils de l’étape N°1 pour faire votre recherche d’antériorité et vous avez maintenant sélectionné les classes (et GAS !) qui vous intéressent pour protéger votre marque.

Vous allez maintenant devoir passer une commande sur le site de l’INPI pour acheter leurs fichiers et vérifier si votre marque est bien disponible avant de procéder au dépôt de votre marque.

Une fois achetés, ces fichiers vous permettront de passer à l’étape N°3 et de comparer votre future marque avec celles déjà déposées pour éviter les contentieux.

Il y a aussi un moyen de faire une recherche gratuite à minima et je vous l’expliquais ici. Mais clairement, si vous voulez quelque chose de complet, je vous recommande d’acheter les fichiers de l’INPI et de faire cette recherche approfondie.

Pour cela, vous allez devoir :

  • Sélectionner votre pack de fichiers

Attention, le site de l’INPI n’est pas le plus intuitif. Vous aurez plusieurs choix avec des tarifs différents. Je vous recommande de sélectionner le pack « recherche de disponibilité marque, société et domaine en France ». Cela me semble le plus approprié pour démarrer mais vous avez aussi des options pour l’Europe si cela correspond à votre projet.

De plus, si vous vous demandez pourquoi acheter des fichiers sur des noms de sociétés, cette recherche  vous permettra de voir si un entrepreneur a créé ou non une société avec la marque que vous envisagez de déposer. Cela pourrait vous poser problème même s’il n’a pas déposé de marque avec son nom. Il vaut mieux donc vérifier si une société n’a pas le même nom dans la même activité avant d’aller plus loin. C’est pourquoi vous devrez faire une recherche par classes (Classification de Nice) et aussi par GAS (code NAF).

  • Vérifier le nombre de classes et de GAS

Une fois que vous avez sélectionné le « type » de pack, vous avez une option supplémentaire selon le nombre de classes et de GAS qu’il vous faut. Et oui, les deux classifications sont différentes et parfois, il vous faut 3 classes et 4 GAS pour bien couvrir votre projet. L’INPI vous laisse des choix qui vont jusque 5 classes et 5 GAS et bien sûr, le prix augmente selon votre choix.

  • Mon petit conseil pratique en plus :

Je vous recommande de bien sélectionner l’option CSV.

L’INPI vous donne le choix de recevoir vos fichiers en format Excel et faites moi confiance, il faut prendre cette option. Les commandes de fichier donnent en moyenne 1600-1800 résultats et c’est très fastidieux à lire. Vous allez vous simplifier la vie si vous prenez l’option avec tableur.

➡️ Vous n’avez ici que mes 3 conseils du jour. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous inscrire pour recevoir mon GUIDE DE LA MARQUE GRATUIT dès qu’il sera en ligne (inscription newsletter)

Et BONUS DU JOUR : Je vous ai préparé un petit tuto en vidéo pour voir les étapes de la commande de fichier… vous pouvez la trouver sur mon compte Instagram ou ma page Facebook.

 

PROTEGER SA MARQUE – ETAPE 1

ETAPE 1 : IDENTIFIER VOS CLASSES

 

Ça y est, vous avez décidé de vous lancer et vous avez même trouvé une idée de nom pour votre activité. Vous vous rappelez qu’on vous a conseillé de le protéger en procédant à un dépôt de marque auprès de l’INPI.

Sauf qu’attention, il ne suffit pas de « déposer sa marque » pour qu’elle soit valable !

L’INPI ne procède à aucune vérification en ligne quand vous faites votre démarche et vous pouvez tout à fait déposer une marque qui ne serait pas valable ou même disponible. Et dans ce cas, vous risquez de recevoir un courrier dans les semaines et mois qui suivent et réaliser que vous avez dépensé plusieurs centaines d’euros pour RIEN.

Il est donc important de faire les choses dans l’ordre et vous assurer que votre marque est bien originale et surtout qu’elle est disponible. Pour cela, il faut procéder à une « recherche d’antériorité ».

Je vous donne ici les étapes à suivre pour réaliser cette étape essentielle pour la validité de votre marque :

  1. Définir précisément votre activité

 

Une marque est toujours en lien avec des produits ou des services. On ne peut pas simplement déposer un nom en se disant qu’il sonne bien et qu’on verra l’usage qu’on pourrait en faire.

 

Pour le faire, vous allez devoir vous plonger dans la fameuse « Classification de Nice ». Il s’agit d’une liste de 45 catégories de produits et services dans laquelle vous devrez sélectionner ceux qui vous intéressent.

 

Cette partie est un peu fastidieuse mais ne la négligez pas, elle est importante.

 

Vous n’avez pas d’autre choix que de la lire et de choisir au fur et à mesure ce qui convient à votre projet ou à votre marque. Comme vous pourrez le voir, parfois, le classement n’est pas des plus logiques mais c’est ainsi.

 

Pour illustrer cette méthodologie, prenons l’exemple d’une créatrice qui voudrait créer des bijoux et des jolies affiches et souhaite donc déposer sa marque. Elle devra alors sélectionner les classes 14 (joaillerie entre autres) et 16 (produits de l’imprimerie, affiches, etc..) pour faire sa recherche d’antériorité.

 

  • Sélectionner vos classes selon votre REELLE activité

 

Attention, il faut vraiment choisir des produits ou services que vous allez mettre en œuvre ! Je conseille parfois de viser un petit peu plus large (si vous avez par exemple un produit que vous allez lancer prochainement) mais veillez à ne pas choisir non plus des classes trop déconnectées de la réalité.

 

En cas de contentieux avec une marque déjà existante, l’INPI vérifiera concrètement l’utilisation que vous faites de votre marque. Si vous ne l’exploitez pas réellement, vous prenez le risque qu’elle soit considérée comme nulle.

 

  • Mon petit conseil pratique en plus : Sélectionner aussi vos GAS

 

Après vous être plongé dans la Classification de Nice, je vous conseille également de faire la même recherche dans la classification des GAS.

 

Qu’est ce qu’un GAS ? c’est un autre classement de 43 produits ou de services mais cette fois-ci par codes Naf (codes d’activité). Bien évidemment, elle est différente de celle de Nice (ce serait un petit peu trop simple, non ?) et vous devez trouver les classes équivalentes à celles que vous avez déjà identifiées.

Pour vous simplifier un petit peu le travail, vous pouvez trouver ici un tableau d’équivalence.

Vous comprendrez dans l’étape suivante (celle de la commande de fichiers) que c’est important de les identifier à ce stade.

Donc, pour reprendre l’exemple de notre créatrice, après avoir sélectionné les classes 14 et 16 dans la Classification de Nice, elle devra choisir les GAS 12 (papier, papeterie) et 21 (bijouterie et horlogerie).

Et voilà le travail ! une fois que cette sélection est prête, vous pouvez passer à l’étape suivante, celle de la commande des fichiers.

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BILAN 2020

Chaque fin d’année, j’écris un article pour faire le point sur ce que j’ai accompli sur un plan professionnel. Les dernières années, mon bilan était plutôt joli : un livre publié, un passage réussi en « nomad lawyer », des conférences en anglais (oui, oui, je sais, cela ne semble pas très glorieux mais c’était un vrai challenge pour moi !!).

 

En plus, bien sûr, chaque année, mon chiffre d’affaires était toujours soit constant, soit en progression. Que demander de plus pour son entreprise ?

 

Et bien sûr, 2020 est passée par là et a redistribué toutes les cartes.

 

Cette année, je n’ai strictement rien accompli d’exceptionnel. Ou plutôt, je le pensais en commençant à écrire cet article.

 

Les seuls mots qui me venaient en pensant à une éventuelle réussite étaient : « mon cabinet est toujours là !! (malgré un chiffre d’affaires qui recule pour la première année en 15 ans) et mes clients aussi !! »

 

Je leur ai beaucoup parlé pendant cette année, juste pour prendre des nouvelles : comment ils géraient les fermetures (pour les hôtels et restaurants, salons de coiffure, centre d’affaires, agence de voyages, organisateur de salons et conférences, etc…) ? est ce que leur trésorerie leur permettrait de tenir encore quelques mois ? Est ce qu’ils pouvaient trouver d’autres moyens d’exercer leur activité ?

 

Et même si beaucoup ont souffert des deux confinements, ils sont toujours là. Ils s’accrochent, ils ont de la ressource et cela me réjouit.

 

En ce qui me concerne, j’ai appliqué les conseils que je donnais à mes clients : surveiller la trésorerie, refaire un prévisionnel pour être sure de passer le cap des mois à venir, etc..

 

A quelques jours après le 1er janvier, je ne me fais pas tellement d’illusions : je sais que 2021 sera au moins aussi dure que 2020 mais je considère que je suis très chanceuse : ma structure est maintenant très légère en termes de frais (je peux vous dire que j’ai dit un grand merci à mon MOI de 2018 d’avoir pris les décisions de passer au nomadisme), mon activité a repris un rythme normal, j’ai de beaux projets professionnels pour 2021 et moi aussi, je vais diversifier ma source de revenus (cela fait 7 ans que j’en parlais, je me dis que 2020 doit servir à cela).

 

Au moment où j’écris ces lignes, quelqu’un m’écrit sur Instagram « espérons que 2021 soit meilleure que 2020 » et si je suis honnête, je ne forme même pas ce vœu (au contraire, je pense que l’année sera difficile) mais à la différence de 2020 qui nous a tous laissés sidérés et désoeuvrés, maintenant, je suis préparée et mon caractère déterminé me fait dire « tu peux venir 2021, je suis prête !! ».

OBLIGATION DU MASQUE EN ENTREPRISE

Petit rappel des règles à appliquer depuis le 1er septembre en entreprise :

 

  • Le masque doit être porté de manière systématique dans tous les lieux de travail clos ( open space, salle de réunion, espace de circulation, cantine, vestiaire etc.)

 

  • Quelques exceptions : si le salarié a un bureau individuel, si le travail en atelier est organisé avec des conditions de ventilations et d’aération performantes et si un nom de personnes limité est présent dans les locaux.

 

 

  • Pour les salariés à risques de formes graves de Covid-19 ou vivant avec des personnes à risques de formes graves, il faut privilégier le télétravail. Dans certains cas, le médecin traitant peut arrêter la personne. Le protocole fixe même les pathologies représentant un risque de forme grave.

 

  • L’employeur doit également mettre en place de nombreuses mesures de sécurité : jauge du nombre de personnes présentes, nettoyage régulier des locaux et du matériel utilisé, distanciation physique assurée, information des salariés, réorganisation du travail pour limiter la présence des équipes, etc..

 

  • Enfin, point non négligeable, la fourniture des masques est à la charge de l’employeur et ce en quantité suffisante pour qu’il soit changé toutes les 4 heures. S’il s’agit de masques réutilisables, il doit également prendre en charge le lavage et s’assurer de ses conditions de conservation afin de maintenir ses qualités de protection.

 

  • Attention, un employeur ne peut pas obliger un salarié à prendre sa température. Si le salarié refuse et que l’employeur ne le laisse pas accéder à son poste, il peut être tenu de lui verser le salaire correspondant à la journée de travail perdue.

Est ce que ces mesures ont bien été mises en oeuvre dans votre entreprise ?

 

Si vous avez besoin d’aide, le cabinet est à votre disposition pour vous accompagner. N’hésitez pas à nous contacter !

 

 

 

 

 

SUSPENSION LOYERS COMMERCIAUX

Une des premières annonces du Président de la République pour soutenir les entreprises pendant la crise sanitaire a été d’annoncer une suspension des loyers commerciaux.

 

Mais une fois le texte rédigé, il a fallu se rendre à l’évidence. Cette mesure n’allait concerner que très peu d’entreprises.

 

ENTREPRISES CONCERNEES :

 

Une première série de critères liée à leur activité avant la crise :

 

  • Un début d’activité avant le 1er février 2020 ;
  • Pas de déclaration de cessation de paiement (« dépôt de bilan ») au 1er mars 2020 ;
  • Entreprise avec 10 salariés au maximum ;
  • Un chiffre d’affaires inférieur à 1.000.000 d’euros ;
  • Un bénéfice au titre de l’exercice précédent de 60.000 euros maximum (auquel s’ajoute éventuellement les sommes versées au dirigeant),
  • Le dirigeant ne doit pas être titulaire d’un contrat de travail à temps complet ;
  • Entreprise ne doit pas être contrôlée par une holding ;

 

Une deuxième série de critères liée à la crise :

 

  • Avoir fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public intervenue entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020
  • ET avoir subi une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020.
  • ET avoir demandé à bénéficier du fonds de solidarité (aide de 1500 euros)

 

Il faut donc être très prudent dans vos démarches puisqu’il semblerait que TOUS ces critères se cumulent. En réalité, tous les juristes et avocats n’ont pas la même lecture du texte (évidemment, sinon ce serait trop simple et donc certains pensent que le 1 et le 2 ne doivent pas nécessairement se cumuler…Je vous recommande donc la plus grande prudence sur ce point).

 

DEMARCHE ET PIECES A FOURNIR :

 

  • Il faut noter que la suspension des loyers n’est pas automatique ;
  • Vous devez donc adresser un courrier à votre bailleur pour la solliciter ;
  • Il faut joindre à votre demande les pièces justificatives suivantes :
    • Une déclaration sur l’honneur attestant que vous remplissez tous les critères prévus ;
    • Un accusé réception du dépôt de votre demande auprès du fonds de solidarité.

 

CONSEQUENCES :

 

  • Il faut bien noter qu’il ne s’agit que d’une suspension (et non une annulation) des loyers qui ne sera valable que pendant la période de crise sanitaire.
  • Il faut donc prévoir un règlement des loyers non réglés au terme de cette période qui s’ajouteront à vos loyers suivants.
  • Mais, seul vrai point positif, vous n’aurez pas de pénalités de retard à régler, ni de procédures en résiliation du bail pour les loyers non réglés à compter du 12 mars 2020.

 

Si vous le souhaitez, je mets gratuitement à votre disposition un modèle de courrier à adresser à votre bailleur mais vous invite à vérifier scrupuleusement que vous remplissez bien les conditions (il suffit de m’adresser un mail ici).

 

De plus, si vous en éprouvez le besoin, je peux également valider avec vous votre situation par une consultation téléphonique (modalités pratiques expliquées ici).

 

En conclusion, cette aide est vraiment très limitée et d’autres solutions sont envisageables pour solliciter une annulation pure et simple des loyers (je prépare un article sur le sujet qui suscite également beaucoup de débats entre spécialistes de la matière).

 

15 ANS

 

J’avais commencé à écrire cet article il y a plus d’un mois. Je le préparais pour la date anniversaire de la création de mon cabinet (en février 2005) et l’actualité m’a stoppé net.

 

Depuis 6 semaines, nous vivons le confinement et plus rien ne ressemble à notre vie d’avant. Mon projet d’article consistait en résumé en un « Merci, tout est formidable ! ».

 

Comme tout le monde, le cabinet tourne au ralenti et ma productivité est plus qu’impactée par le quotidien à gérer. Peu de dossiers entrent et les mois à venir sont une incertitude totale.

 

Au début, je me suis dit que j’allais zapper cet anniversaire puisqu’il est difficile en ce moment de tout trouver formidable et puis, je me suis dit « tiens, finalement, la vie m’envoie quelque chose d’intéressant ».

 

Je me suis dit que penser à ces 15 dernières années pouvait peut-être m’aider à envisager le futur.

 

Quand j’ai créé mon cabinet, jamais je n’ai pensé que je serai toujours là 15 ans après. Pour moi, c’était impossible. Jamais je n’avais tenu plus de 2 ans dans un autre boulot.

J’avais tout essayé : d’abord l’entreprise, la petite entreprise familiale, la start-up (sauf qu’à l’époque on ne l’appelait pas comme ça), le grand groupe international, le petit cabinet d’avocats, la banque d’affaires.

 

Je peux vous assurer que j’ai tout essayé et jamais je ne me suis jamais sentie vraiment à ma place.

 

Et pendant ces années d’errement (cela a duré entre 5 et 6 ans), j’ai tout entendu : j’étais « instable, trop exigeante, incapable de tenir un effort dans la durée, trop impatiente, etc… ». J’ai tout entendu vraiment, et le pire c’est que j’y croyais, naïve que j’étais. Je me disais qu’il fallait que je me force, qu’il fallait tenir, que j’allais avoir un CV lamentable avec tous ces sauts de puce permanents, que je ne construirais jamais rien.

 

Et un jour, je me suis installée et tout a changé. Ma vie est devenue évidente, les questions ont disparues. J’étais à ma place.

 

Et pourtant, même si elles ont été évidentes, je ne dirais jamais que ces 15 années ont été faciles, ce serait mentir.

 

Au début, j’ai du gérer le stress des premiers clients à trouver (comment allaient-ils arriver ???), du cabinet à gérer (comment on fait ?? personne ne donne le mode d’emploi !!), de l’argent qui manquait (vais je pouvoir payer mes cotisations ?? mon loyer professionnel), du stress des dossiers (est ce que ce client va perdre son bail commercial si je ne suis pas assez efficace ??? est ce que je sais seulement de quoi je parle ?).

 

Au bout d’un certain temps, j’ai aussi dû gérer le trop de dossiers et là aussi, on n’est pas préparés ! Est ce que je dois embaucher ? Comment vais je faire pour le/la payer ? La former ?? (moi, former quelqu’un ???), etc…

 

Il y a eu des nuits blanches, des moments de doute.

 

Et d’énormes joies. Je me souviens d’un dossier qui était tout simplement impossible à gagner (mon client avait tort sur toute la ligne, je ne pouvais pas nier l’évidence !!), c’était un référé d’heure à heure et j’avais du annuler mes vacances au tout dernier moment. Avec ma collaboratrice, Sophie, on avait travaillé nuit et jour pendant 3 jours pour plaider ce dossier à Dax.

 

Et contre toute attente, on a gagné. Je ne sais pas si le client s’est rendu compte de l’énormité du truc (un jour, il faudra que je raconte cette histoire tellement improbable), mais Sophie et moi savions que nous avions accompli un réel exploit (pardon, je nous lance des fleurs mais vraiment, elles sont méritées). Au moment du délibéré, je l’ai appelé et je lui ai dit « Allez, on va boire un verre au Ritz, on a GAGNE ! ».

 

Je crois que cela restera pendant longtemps un de mes meilleurs souvenirs professionnels. J’étais tout simplement fière de moi et de mon travail.

 

Et me voilà aujourd’hui, ignorant complètement de quoi l’avenir sera fait. Quand je partage avec des confrères, l’inquiétude est très forte, beaucoup pensent que leur cabinet ne survivra pas à la crise qui s’annonce et j’ai mal pour eux, vraiment.

 

Mais je vais vous faire un aveu : je n’ai pas si peur que cela. Je sais que ce sera sans doute difficile, que je vais devoir sans doute m’adapter, il y aura d’autres nuits blanches, de nouvelles angoisses.

 

Mais ces 15 années exigeantes, épuisantes, généreuses m’ont appris que quoi qu’il se passe, je suis à ma place, tout simplement et j’ai bien l’intention d’y rester.

 

 

 

Pourquoi ai-je de la chance ?

Il est 05h30 et je suis réveillée pour travailler. Je n’ai pas d’autre choix en cette période de confinement, je le vis seule avec un enfant de 4 ans. Donc, les seuls moments en journée où je peux travailler sont : le matin avant 7h, pendant les 2 heures de sa sieste et le soir à partir de 21h. Le reste du temps lui est consacré, enfin, lui et les courses, bien sur, que je dois faire avec lui puisque nous sommes seuls, et la préparation des repas, et le ménage, et l’organisation de ses activités, etc…

 

Ah, et j’oubliais un petit détail, pendant ce confinement, j’ai été malade bien sur, je n’ai pas échappé au Covid 19. Mon fils l’a eu aussi mais nous sommes chanceux tous les deux, nous n’avons eu aucune complication.

 

Mais, j’avoue qu’un soir où je toussais un peu beaucoup, il a fallu que je pense à la suite : et si je dois être hospitalisée ? Qui prendra mon fils (en sachant qu’il était malade aussi bien sur) ? Impossible d’envisager ma mère qui l’aurait pris à la seconde bien sur puisqu’elle fait partie des personnes à risque. Et il n’y a pas que cela. Quand vous avez une maladie dont on vous dit qu’elle est potentiellement mortelle, les idées noires viennent vite, surtout la nuit : Et si je ne m’en sors pas ? Qui élèvera mon fils ? Et alors, il serait orphelin à 4 ans (non, si vous vous posez la question, il n’a pas de papa) ?

 

Enfin, bref, je vous épargne les questions que toutes les mères seules (je ne parle pas des mamans divorcées qui ont encore d’autres angoisses) ont forcément un jour.

 

Et depuis, j’entends une phrase magnifique : « oh mais c’est GENIAL, tu as de la CHANCE ! », puisque je suis potentiellement immunisée (alors j’entends tous les sons de cloche là dessus, donc, je ne m’emballe pas, mais oui, tant qu’à faire après avoir vécu cette angoisse là, j’aimerais autant y avoir gagné le totem d’immunité).

 

Et j’ai pensé à autre chose. Depuis le début du confinement, je n’entends parler que de cela : de CHANCE !

 

  • Oh, eux, ils ont de la chance, ils ont une maison avec un jardin,
  • Oh, eux, ils ont de la chance, ils sont salariés, ils ont droit au chômage technique,
  • Oh eux, ils ont de la chance, ils ont droit à un arrêt de travail, ils n’ont pas à télétravailler,
  • Oh, eux, ils ont de la chance, ils peuvent travailler et sortir de la maison.

 

Et je vous avoue que moi aussi, je ne suis pas mieux que les autres, j’ai pensé tout cela :

 

  • oh eux, ils ont de la chance, ils ont plusieurs enfants, ils peuvent jouer ensemble (oui, mais ils ont aussi à gérer toutes les engueulades permanentes des gosses, ce que moi, je ne connais pas),
  • oh eux, ils ont de la chance, ils sont en couple, si un des deux est malade, l’autre peut s’occuper de l’enfant (oui, mais ils ont aussi parfois des difficultés de couple qui rend le confinement infernal, ce que moi, je ne connais pas),
  • oh eux, ils ont de la chance, ils ont un salaire à la fin du mois (alors que moi, mon activité a plus ralentie, je ne sais pas ce que donneront les prochains mois, et je n’ai droit à aucune des aides annoncées. Oui, mais moi, je ne risque pas d’être licenciée après tout cela, parce que oui, bien sur, il y aura des licenciements),

 

J’ai même envié ma sœur qui a un mini balcon parce qu’elle peut prendre son café dessus et j’ai pensé « oh la chance !! ».

 

Et je sais aussi que d’autres ont pensé en me voyant :

 

  • oh elle, elle a de la chance, elle vit à côté d’un bois, elle peut se promener sans danger alors que nous, on est bloqués dans Paris (ce qui est vrai),
  • oh elle, elle a de la chance, elle a un appartement confortable uniquement pour elle et son fils alors que nous, on est entassés à 5 dans 50m2 (ce qui est vrai)

 

Et je ne supporte plus cette litanie, ce « ils ont de la chance », sous entendu « pour moi, c’est plus dur !! ».

 

Hier, j’ai participé à une visioconférence avec les institutions de ma profession et l’un des participants faisait son confinement dans sa maison de campagne. Il était dehors, il y avait un beau ciel bleu, c’est vrai que cela faisait rêver. Une des premières choses qu’il a dites était « on est partis avec ma famille avant l’annonce du confinement ». Personne n’avait rien dit mais je me suis dit « oh, il se sent obligé de désamorcer les éventuelles critiques sur sa situation ».

 

Et je n’en peux plus de cela. Mais vraiment plus. Ce confinement est dur POUR TOUT LE MONDE. Alors, bien sur, qu’objectivement, c’est plus facile si vous avez un jardin, bien sur, c’est plus facile si vous avez un salaire qui tombe, bien sur, c’est plus facile si vous êtes deux pour vous occuper des enfants (et encore, dans certains cas, on le sait, c’est encore les femmes qui font la majeure partie du boulot), mais cela reste dur pour tout le monde.

 

Je discutais avec une amie qui fait son confinement seule et elle me disait « oh mais tu sais, je ne suis pas à plaindre ! Je n’ai pas à m’occuper de quelqu’un, je bosse tranquillement, ça va ! » Et mon cœur s’est serré, je dois l’avouer. J’ai pensé que pendant ce confinement, elle n’aurait personne à serrer dans ses bras, personne qui lui ferait un sourire autrement qu’au téléphone, personne à embrasser ; alors que oui, moi, pendant ce confinement, j’ai tout cela et j’ai une chance infinie.

 

Et est ce qu’on parle ici des gens pour qui c’est vraiment dur ou pas ? Je n’ai pas envie de faire du grandiloquent mais mes petits problèmes d’avocate parisienne (même malade) sont indécents quand je lis les histoires de ceux qui vivent dans des logements insalubres, ou entassés à 5 dans 11m2, ou oui, qui doivent travailler comme les caissières, les agents d’entretien, et autres professions qui n’ont pas droit aux applaudissements le soir et bien sur, les soignants (mais pour eux, il faudrait encore un article dédié).

 

Alors, pourquoi cet article, me direz vous ? Juste pour vous demander la prochaine fois que vous penserez « oh, il/elle a de la chance ! » à pourquoi vous aussi, vous avez de la chance et vous verrez, cela rend tout cela un tout petit plus supportable.

 

Parce que, oui, en ce qui me concerne, je sais que j’ai beaucoup de chance.

 

(je sais que cet article n’a aucune dimension professionnelle mais j’avais vraiment envie de partager mon humeur du moment. Pardon d’avance à ceux qui trouve cela déplacé).

(Par ailleurs, je ne parle pas ici du vrai drame de ce confinement parce que j’avoue que je ne trouve pas les mots. Perdre un proche ainsi et ne même pas pouvoir l’accompagner ou lui dire adieu est tout simplement insoutenable).

Quelques conseils liés au Coronavirus

 

Depuis ces derniers jours, je reçois beaucoup d’appels de clients qui sont submergés de difficultés économiques liées au Coronavirus. Je viens de leur envoyer un mail pour leur donner quelques conseils sur des précautions à prendre et j’ai pensé que cela pourrait être utile à d’autres.

 

Voici donc quelques recommandations très pratiques à mettre en oeuvre si vous êtes chef d’entreprise :

– Dans certaines de vos activités (hôtellerie, évènementiel, tourisme, co-working, etc..;), il est probable que vous subissiez depuis plusieurs jours des demandes de report ou d’annulation. Je vous conseille de relire rapidement les contrats que vous avez fait signer ou encore vos Conditions Générales afin de vérifier les conditions de remboursement ou d’annulation (avec ou sans dédommagement).

– Si vous faites face à une baisse d’activité liée au Coronavirus et que vous avez des salariés, il est peut-être utile d’envisager un dossier de chômage technique. Cela vous permettra (si votre dossier est accepté par la Préfecture) de ne pas faire travailler vos salariés et donc de réduire la pression financière. Attention, ceux-ci doivent être indemnisés à hauteur de 70% du salaire brut mensuel, soit environ 84% du salaire net (sauf cas particuliers liés à votre convention collective) mais vous pouvez obtenir une aide pour le financement.

Comment faire ?

– Vous devez d’abord organiser une consultation préalable des représentants du personnel (attention, ce point est essentiel pour obtenir l’indemnisation financière);
– Vous devez ensuite déposer un dossier auprès de la DIRECCTE pour avoir une autorisation préalable et ensuite pour obtenir une indemnisation financière (voici le lien utile ici ) ;
– Si vous obtenez un accord, votre entreprise pourra obtenir une aide s’élevant à 7,74 euros par heure chômée (exonérée de charges sociales mais soumise à la CSG). Par ailleurs, le maximum de l’aide s’élève à 1.000 heures indemnisables par salarié et par an.

– Enfin, vous pouvez demander un report de charges sociales par mail. Attention, cette demande doit être faite très rapidement puisque la date limite est le 15 MARS 2020.

– Voici un lien pour l’URSSAF ici. Sur ce point, je vous invite à vous rapprocher de votre expert-comptable au plus tôt pour contacter les différents organismes sociaux.

– Etant moi-même Chef d’entreprise, je sais bien que cette période est difficile et plus particulièrement dans un contexte économique déjà morose. Pour discuter avec beaucoup d’entre vous, je vous confirme que les difficultés sont ressenties par tous même si cela ne remonte pas forcément le moral.

– En ce qui me concerne, je reste bien sur engagée à vos côtés et reste à votre disposition en cas de besoin.

BOUM JE T’ATTRAPE

 

Alors revoilà un article dans ma série préférée : les répliques de films.

 

J’ai raconté ici l’importance des films pour moi et comment une bonne partie de ma communication se fait en répliques de films. Oui, oui même ma communication professionnelle. Je sais cela surprend toujours au début.

 

Le premier article citait “construis le et ils viendront” et se voulait un mantra pour ceux (avocats ou non) qui pensent à créer leur activité.

 

Mais le deuxième, alors là comment vous dire.. Cette réplique vient d’un de mes films préférés de tous les temps, un de ceux qu’on a vu 100 fois avec mon frère et ma sœur. (oui, on a eu une enfance classique d’enfants de commerçants qui bossaient TOUT LE TEMPS et notamment les week-ends. On passait tout notre temps devant des films. On adorait et on a tissé un lien unique qui nous permet d’avoir une conversation basée uniquement sur des répliques de films).

 

Et donc les Goonies, film mythique si vous avez grandi dans les années 80 sur l’histoire de bandes de copains qui vivent dans une petite ville perdue des États Unis. Leurs parents vont bientôt perdre leur maison à cause d’un promoteur immobilier et ils partent à la recherche d’un trésor pour les aider. Dans cette course, ils vont croiser des mafieux un peu loseurs (les Fratelli !!) et vont vivre une aventure incroyable. Les personnages sont assez géniaux (il faut voir la scène de « Choco » qui raconte « toute son histoire », je ne dis rien, regardez ici !!).

 

Dans cette bande d’amis, l’un d’eux est surnommé Data (je sais, c’était prémonitoire pour quelqu’un comme moi qui travaille beaucoup dans le domaine des données personnelles) et était passionné de technologies.

 

Il développait plein de gadgets et surtout ceux qu’il appelait des « BOUM, JE T’ATTRAPE ». C’était des pièges évidemment qu’on ne pouvait pas identifier de prime abord ;  même s’il faut avouer que ceux de Data ne fonctionnaient pas toujours très bien.

 

Et plus tard, j’ai gardé ce terme dans mon quotidien d’avocat. Ainsi, j’ai souvent vu le regard inquiet d’une de mes collaboratrices quand je lui demandais après avoir analyse un contrat si elle y avait vu un « BOUM JE T’ATTRAPE ».

 

Et oui, les contrats sont parfois rédigés de manière un peu perfide et on ne voit pas toujours les conséquences de ce qu’on signe. Et depuis mon adolescence, j’appelle ceux là les « BOUM JE T’ATTRAPE » de Data, des pièges un peu loupés qu’on va rapidement désamorcer en modifiant la rédaction.

 

Avec le temps, je me suis même autorisée à utiliser ce terme avec des clients (en prenant soin de leur expliquer la source bien sur, encore une fois, je ne veux pas faire fuir mes clients !!). Et je me rends compte que cela fonctionne bien parce que cette semaine, un client m’a demandé de relire un contrat et je le cite « pouvez vous me dire si vous y voyez un de vos BOUM JE T’ATTRAPE ? ». Pas mal, non ?

 

Est ce que vous connaissiez ce film ? Lequel de la bande était votre personnage préféré (moi, évidemment, c’était Bagou !)

Comment j’organise ma communication sur les réseaux sociaux

 

 

Depuis que j’ai créé un nouveau compte sur Instagram, j’ai quelques remarques de personnes (parfois des clients d’ailleurs) qui me disent « ah ben, vous publiez beaucoup en ce moment ! ça doit vous prendre un temps fou !! ».

 

Alors, si vous savez lire les sous-titres, cela veut dire « mais il vous reste du temps pour travailler ? Et mon dossier, il en est où, mon dossier ? Vous allez tenir la deadline, vous êtes sure ?? ».

 

Et j’ai aussi reçu quelques demandes de confrères qui voulaient aussi publier plus et me demandaient mes conseils.

 

Je me suis dit que pour débuter ma série d’articles sur la productivité, j’allais dévoiler un peu les coulisses de ma méthode. Je pense que cela peut être utile pour tout professionnel qui a envie d’être plus présent et qui n’a pas forcément les moyens de payer une agence ou un community manager pour le faire ou encore pour les gens comme moi qui aiment bien apprendre et gérer eux-mêmes leur communication.

 

Je vais commencer par faire un aveu : cette méthode n’est pas MA méthode évidemment. Elle est LA méthode que tous les professionnels du marketing expliquent gratuitement dans des articles partout sur le net et que vous pouvez également approfondir par une formation payante.

 

Et il se trouve que j’ai suivi une de ces formations payantes. Je voulais mieux maîtriser les réseaux sociaux, renforcer ma présence et surtout mettre en œuvre un projet auquel je me contente de rêver depuis années.

 

LE BATCH INSTAGRAMING

 

J’ai donc appris plein de choses mais je vais me contenter ici de vous expliquer une règle assez simple : le BATCH INSTAGRAMING !

 

Si vous ignorez ce qu’est ce nom, peut-être que le BATCH COOKING vous parlera plus ? Non, toujours pas ?

 

Alors, en fait, le batch cooking s’adresse aux personnes un peu débordées par leur quotidien et qui veulent néanmoins manger correctement et qui donc se préparent le week-end une série de plats qu’ils mangeront au fur et à mesure de la semaine. Ils y passent 2h une bonne fois pour toutes le week-end en général et pas une heure chaque soir, surtout quand on est crevé après une journée de boulot.

 

Et bien, le batch instagraming, c’est exactement la même chose.

 

Vous pensez bien que dans la journée, j’ai un cabinet d’avocats à faire tourner et je n’ai pas vraiment le temps de chercher des idées d’articles, de les écrire, de chercher des photos, de les modifier, de faire des vidéos, etc…

 

Alors, voici donc les coulisses de cette fameuse méthode et surtout comment je l’ai décliné à ma communication d’avocat :

 

LES ETAPES A SUIVRE

 

  • J’ai commencé par définir les thèmes que voulais aborder sur mes réseaux sociaux : le développement et la protection juridique des entreprises, la productivité, la stratégie et les outils qui permettent d’avancer. Les pros indiquent qu’il faut avoir 2 ou 3 thèmes pour avoir une communication cohérente.

 

  • Cette phase a été simple et vraiment rapide, ces thèmes correspondent au projet que je lancerais dans quelques mois, ils me passionnent et j’ai vraiment beaucoup de choses à en dire.

 

  • Après ça, j’ai décliné ces thèmes en catégories ou séries : citations inspirantes, articles et vidéos sur mes conseils juridiques, etc…Je me suis fait plaisir en ajoutant des catégories qui me font rire : mes vidéos sur les « fake lawyers » (c’est à dire, les représentations d’avocats dans les films et séries) et aussi mes articles sur mes répliques de films préférés. En tout, j’ai maintenant une dizaine de catégories.

 

  • Une fois ma dizaine de catégories définie (là aussi, je n’ai pas inventé ce nombre, les professionnels donnent ce chiffre et je fais confiance aux professionnels surtout quand je les paie… ;-), j’ai établi un petit calendrier du type : Lundi pour un post « Fake lawyers », Mardi pour un post « Conseil juridique ». L’idée est de créer là aussi une cohérence et aussi générer des habitudes chez les lecteurs qui apprécient vos contenus.

 

  • Ensuite, j’ai passé 3H (et je vous assure que cela ne m’a pas pris plus de temps que cela) et j’ai listé dans un tableau excel toutes mes idées en vrac, sans chercher à filtrer dans un premier temps.

 

  • Après cela, j’ai ajouté à chaque ligne la catégorie à laquelle ces idées appartenaient. Et voilà !!

 

J’ai maintenant un beau tableau avec 180 lignes. Si on part sur un rythme de 2 publications par jour (ce qui est plutôt un bon taux !), je peux tenir déjà 90 jours sans chercher la moindre idée !!

 

Evidemment, maintenant dès que j’en ai une nouvelle, je me contente d’ouvrir mon tableau et je l’ajoute.

 

LE PETIT CONSEIL EN PLUS

 

Et ce n’est pas tout. Là encore, le batch cooking peut vous aider ! Je m’explique : si vous avez des aubergines pour cuisiner, il va peut-être vous en rester un peu après avoir préparé votre ratatouille, et bien, vous les utilisez pour faire un gratin.

 

Pour Instagram ou Facebook, c’est pareil : je vous assure que j’ai cru être un génie du net quand je me suis dit « mais ces articles, je peux aussi dire exactement la même chose en vidéo !! En plus, ce n’est pas forcément la même cible !! » Et BAM, pour la même idée, j’ai deux contenus différents. D’ailleurs, à l’heure où vous lisez cet article, il y a une vidéo en ligne sur mon compte Instagram qui reprend les mêmes idées (en plus concentré puisque les vidéos doivent durer 5 minutes au maximum sur IG).

 

Au terme de ces étapes, vous avez donc : vos thèmes, vos catégories, un rythme de publication et des tonnes d’idées à exploiter.

 

Et vous me direz « après cela, comment on fait ? ». Et bien, on passe à la phase suivante, celle consistant en la création de contenu.

 

LA PREPARATION DE SON CALENDRIER DE PUBLICATION

 

Donc, de nouveau, on se bloque 2 ou 3H et on prépare la semaine (pour moi, les 15 jours à venir, je trouve cela plus simple). Pour le faire, j’ouvre mon tableau avec mes catégories et je choisis dans mon tableau d’idées en vrac.

 

Je me fais donc un petit planning de mes différents posts pour la semaine et je n’ai plus qu’à les préparer dans la foulée (donc, rédiger les articles, sélectionner les photos ou créer les visuels avec mon outil dédié, enregistrer mes vidéos, etc..). Si vous n’avez pas l’habitude de rédiger, cette phase vous prendra peut-être un peu plus de temps. C’est normal, mais vous verrez, si vous vous accrochez, vous verrez rapidement que vous y passerez moins de temps.

 

Mais l’idée est de vraiment consacrer un créneau à la phase de création, c’est beaucoup plus rapide !

 

Cela ne m’empêche pas dans la journée au fil de l’eau de poster des liens ou juste une phrase sur une lecture du moment (donc plutôt pour mes story) mais cela ne me prend vraiment que quelques secondes.

 

Voilà, maintenant j’ai rassuré mes clients sur le fait que je suis sur leur dossier au moment de la publication de cet article, tout le monde va pouvoir liker avec entrain celui-ci.. ;-))

 

Alors, qu’en pensez vous ? Est ce que vous utilisez cette méthode aussi ? ou alors, une autre ?

 

Si vous voulez avoir mon modèle de tableau avec une petite check-list qui reprend les étapes de la création de contenu, laissez moi votre mail, je vous l’enverrai avec plaisir !

On reste en contact ?

Construis le et ils viendront

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Le cinéma a toujours occupé une part importante de ma vie. Sans doute parce que j’ai eu des parents commerçants qui travaillaient 6 jours sur 7 et notamment le week-end. Donc, enfant, je n’ai pas connu les sorties au bois (je me rattrape maintenant pour ceux qui me suivent sur Instagram), les balades en vélo (d’ailleurs, je ne sais toujours pas en faire), la piscine (je vous rassure, je sais nager !).

Avec mon frère et ma sœur, nous passions nos week-ends seuls à la maison (c’était les années 70/80, les parents étaient très cool à l’époque) et donc devant la télé (encore une fois, les années 70/80 ! si aujourd’hui, un parent admettait faire ça, il se fait dénoncer immédiatement pour mauvais traitement).

Mais, nous, à l’époque, ça nous allait très bien et d’autant plus que nos parents avaient pensé à nous et nous ramenaient chaque semaine des films VHS loués ou achetés au vidéo-club (dommage les jeunes, vous ne connaitrez jamais la sensation du devoir accompli quand on avait bien rembobiné la bande).

Et mes parents n’étant pas spécialement cinéphiles, ils nous louaient absolument tout ce qui leur passait sous la main, sans critère de sélection (par exemple, adapté ou non à des enfants de moins de 10 ans). Ça nous valait parfois de mauvaises surprises (« Le samouraï » par exemple à 10 ans, vous pigez pas forcément tout et c’est leeeeeeeent) mais surtout beaucoup, beaucoup de bonnes surprises (« Les Goonies », « Retour vers le Futur », « Grease » !!!!).

Et à force de voir et revoir sans arrêt les mêmes films, on connaissait forcément les répliques par cœur et on les utilisait souvent dans nos conversations d’enfant.

Et cela m’est resté. Tous ceux qui ont travaillé pour moi (stagiaires ou collaborateurs) pourront vous dire que le premier jour, je leur dis qu’il va falloir une mise à niveau cinématographique s’ils veulent comprendre mes conversations. D’ailleurs, certaines personnes l’ont fait très sérieusement et ont regardé certains films de ma « liste » (Caroline, c’est à vous que je pense !).

Alors, cette « liste » comporte les films qui ont eu soit un impact sur ma vision du métier d’avocat, soit dont les répliques sont celles que j’utilise le plus souvent au quotidien dans ma vie professionnelle.

Et je me suis dit que cela amuserait peut-être certains de les connaître.

Et une de mes répliques favorites, c’est « Construis le et ils viendront ».

Elle vient du film « Jusqu’au bout du rêve » (Field of dreams). Je ne sais pas si vous l’avez vu mais personnellement, il m’avait beaucoup marqué. C’est l’histoire d’un homme qui a un champ aux Etats-Unis et qui un jour entend une voix qui lui dit « Construis le et ils viendront ».

Il ne sait pas d’où vient cette voix, il ne sait pas de quoi il s’agit mais à force de l’entendre, il se met à construire un terrain de base-ball et un jour, des joueurs arrivent.

Je ne raconte pas la suite pour ne pas spoiler ceux qui aimeraient le voir mais c’est un joli film, mystérieux, touchant (avec un Kevin Costner jeune, en bonus). Cela parle beaucoup de l’espérance et de la persévérance.

Et c’est pour cela que j’utilise souvent cette réplique, notamment dans une situation professionnelle qui m’arrive de temps en temps.

Je suis à mon compte depuis maintenant 15 ans et il m’arrive régulièrement d’être contactée soit par une relation professionnelle, soit par quelqu’un à qui on a donné mes coordonnées pour évoquer l’installation en tant qu’avocat.

Et donc, j’ai souvent des déjeuners, des cafés avec des avocats (jeunes ou moins jeunes) qui pensent à s’installer mais se posent des questions.

Une des premières questions est bien sur « vais-je avoir des clients ? » ou « comment avoir des clients ? » ou encore « et si je n’ai aucun client ???? ».

Et je réponds invariablement la même chose « Construis le et ils viendront ».

Je vous avoue qu’à ce moment là de la conversation, la personne me regarde un peu interloquée. Mais je m’explique et je raconte le film.

Et je leur dis ce que je crois fermement, à savoir que « quand on s’installe, les clients arrivent ».

Attention, je ne dis pas non plus que c’est de la magie ! Je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir et qu’on a juste à attendre derrière son téléphone et qu’il se mettra à sonner subitement.

Non, non, non.

J’explique simplement que quand on s’installe, il y a d’abord un effet simple : On le dit autour de nous, à notre famille, à nos amis, à nos relations professionnelles et du coup, spontanément, ces gens vont commencer à parler de nous aussi en disant « ah mais tu sais, j’ai justement une amie avocate qui fait du droit routier ! » au collègue qui se plaindra d’avoir perdu un point.

Et j’explique aussi quand s’installant, on aura forcément du temps (ben oui, on a pas encore de clients, donc on a du temps) et que si on a du temps, il faut le passer à faire des choses utiles et intéressantes : assister à des conférences, rédiger un article, créer son site internet, etc.. et que toutes ces petites choses vous amèneront NECESSAIREMENT des clients.

Attention, je ne dis pas qu’on en aura suffisamment mais que oui, bien sur, en s’installant, on aura des clients et qu’ensuite, il faudra faire tout le travail qu’implique être à son compte (étudier son seuil de rentabilité, fixer ses prix, être très efficace dans le traitement de ses clients pour s’assurer un bouche à oreille de qualité, etc…).

Et je pense que cette règle vaut pour toutes les personnes qui créent leur activité.

Alors, voilà, si vous vous demandez si vous aurez des clients en vous installant, je vous dis « Construis le et ils viendront ».

Si cette réplique de film vous a plu, la prochaine fois, je parlerai de Philadelphia et d’une réplique que je dis trèèèèès souvent à mes clients.

Et vous, vous avez une réplique de film préférée ?

J’ai accepté de perdre

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Il y a 2 semaines, j’ai promis de publier une série d’articles sur toutes les décisions professionnelles que j’ai prises en 2018. Mais avant de les annoncer, je dois commencer par expliquer le pourquoi de ces décisions et pour cela, il faut revenir un petit peu en arrière.

J’ai commencé à communiquer sur les réseaux sociaux en 2016. Je voulais après des années d’atermoiements utiliser internet pour développer un peu plus mon cabinet, ma clientèle et j’avais plein d’idées pour le faire.

Ma motivation venait de ma lecture assidue des articles sur le développement des cabinets d’avocats, notamment américains. Tous ces articles vous expliquent (si je résume) que nous, avocats, avons tout faux, notamment sur la question des honoraires.

Pour tenter de comprendre, la grande majorité des avocats facturent au « temps passé » ; c’est à dire un taux horaire qu’on multiplie par le nombre d’heures passé sur un dossier.

C’est un mode de facturation assez classique pour d’autres professions, comme les consultants par exemple (plutôt à la journée qu’à l’heure d’ailleurs). Et selon tous ces auteurs, c’est une des raisons principales qui font que nous allons perdre tous nos clients. Nous, avocats, serions trop chers !

Et quand vous lisez cela à longueur de journée, à un moment donné, vous finissez par y croire (on reviendra une autre fois sur ce que c’est « trop cher »). Et donc, comme tout le monde, j’étais convaincue que je perdrais mes clients un jour à cause de cela.

Il y avait aussi une autre raison plus personnelle, c’est qu’en 2016, je suis devenue maman et je me disais que je ne pourrais plus comme avant développer ma clientèle en allant à des évènements de networking, conférences, cocktails et autres…

Le pire, c’est que je n’ai jamais eu de réelle difficulté à avoir des clients. Je suis installée depuis 15 ans et à part la première année qui a été un peu juste, mon volume de dossiers a toujours été très satisfaisant. Mais à force d’entendre dire « Winter is coming », je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison que je sois épargnée et que bien sur, je devais tout mettre en œuvre pour améliorer ma pratique professionnelle et éviter de perdre mes clients.

Et donc, j’ai décidé de mettre en pratique un nouveau mode de facturation : le tarif forfaitaire pur à des prix volontairement compétitifs ! Et j’allais même plus loin dans ma démarche : je mettrais tous mes tarifs sur internet !

En faisant ainsi, je jouais en plus le jeu de la transparence et répondais à une autre critique (très légitime celle-ci) : le manque de visibilité sur les honoraires d’avocats.

Pour pouvoir pratiquer ces prix bas, il fallait bien sur que je simplifie au maximum les process (pour gagner du temps bien sur et donc maintenir la rentabilité, ce sujet a toujours été très important pour moi !) et pouvoir jouer la carte du volume. Et le succès a été au delà de mes espérances.

Sur le premier exercice complet, j’ai eu +168% de dossiers en plus !! Enorme !! Magnifique !! Bravo, Sandra !

Je pourrais m’arrêter là et laisser mon ego prendre le dessus mais on me reproche souvent mon honnêteté un peu brutale, donc il faut bien lui laisser la place : en 2017, j’ai donc eu beaucoup de dossiers, beaucoup de travail, des embauches, de nouveaux locaux, j’avais décidé d’investir la jolie somme (pour moi !) de 40.000 euros mais j’ai eu aussi une rentabilité trois fois moindre à l’année précédente.

Si vous n’êtes pas chef d’entreprise, cela peut vous sembler formidable mais en réalité, il y a un gros problème dans ces deux ratios : je travaillais beaucoup plus mais sans encaisser forcément « beaucoup » plus.

Oui, vous me voyez arriver, je me suis confrontée frontalement au problème des forfaits « pas chers ». En fait, j’ai compris que quand on veut faire du « pas cher », il faut aussi accepter de négliger un peu la qualité et le sens du détail.

Sauf que ça, je ne sais pas faire (il ne s’agit pas ici de me lancer des fleurs, je parle réellement de méthode de travail) et dans ma méthode, je parle beaucoup avec mes clients, je les vois, et aussi, j’aime rédiger des contrats vraiment « sur-mesure ».

J’ai aussi toujours passé beaucoup de temps à parler avec mon équipe (d’ailleurs, pour certains, parfois, c’était épuisant.. ;-)), je discutais de droit avec eux, essayais de les former, de les faire progresser et pour cela, il n’y a pas d’autre solution que de passer du temps sur les dossiers.

J’ai toujours refusé de mettre la pression à mes collaborateurs sur le temps qu’ils passaient sur un dossier. Je leur disais « vous y passez le temps que vous voulez, le temps qui vous semble nécessaire, mais je veux que ce soit bien » (oui, je suis plutôt sympa mais très exigeante, pas toujours simple de bosser avec moi, certaines pourraient témoigner en commentaires.. Oui, Sophie, c’est à toi que je pense !).

Le problème, c’est que quand un collaborateur passe 40 heures de travail sur un dossier que vous facturez 1.500 euros, il y a un souci majeur. (attention, je ne blâme pas le collaborateur, il faut souvent ce temps là pour un collaborateur débutant pour lire tout le droit applicable sur un sujet, bien le comprendre, rédiger, relire, corriger, refaire des recherches, etc…Autant de temps que bien sur, on ne PEUT PAS facturer à un client. L’idée est que le collaborateur progresse avec le temps et ensuite aille plus vite pour parvenir à un rythme de croisière. Mais beaucoup d’avocats vous diront qu’ils ne facturent jamais la totalité du temps passé sur un dossier, ce que le client ne voit jamais d’ailleurs, mais c’est un autre sujet, je ferais un jour un article sur les clients qui vous disent « mais vous pouvez pas juste m’envoyer un petit modèle ?? »).

Donc, en résumé, au printemps 2018, j’ai réalisé que mon nouveau business model m’obligeait si je voulais m’entêter à :

  • mettre la pression à mes collaborateurs pour qu’ils bâclent le travail ;
  • rendre un travail moyen à un client parce que je n’avais pas le temps de le fignoler si je voulais maintenir ma rentabilité;
  • Prendre des risques sur ma responsabilité professionnelle en fournissant un travail de qualité moyenne.

Trois choses que je n’ai pas pu me résoudre à faire. Et ne vous méprenez pas, je n’ai pas raisonné ainsi par grandeur d’âme ! non, non, non, j’ai raisonné en chef d’entreprise purement et simplement.

Si je vends 1.500 euros un contrat moyen à un client, je suis un mauvais avocat. Si je suis un mauvais avocat, je perds mon client. Point.

Si je mets la pression à mes collaborateurs (au delà d’être un être humain très moyen, mais encore une fois, c’est un autre sujet), ils sont démotivés, ils ne font plus du bon travail, l’ambiance devient pourrie, ils s’en vont, je dois embaucher de nouveau un débutant que je devrais former à nouveau. Autant dire d’un point de vue économique seulement, une idée débile !

Et voilà, pourquoi en 2018, je me suis rendue compte que mon idée n’était pas bonne, que j’avais fait un mauvais choix, et que j’avais dépensé 40.000 euros pour rien.

Alors, pas vraiment pour rien, en réalité. Non, parce qu’en 2018, j’ai accepté de perdre.

J’ai accepté de me dire « bon, j’ai fait un pari, je me suis trompée, je ne vais pas m’entêter juste par fierté mal placée ». Je savais ce qui était important pour moi sur le long terme : la confiance renouvelée de mes clients (là aussi, pas uniquement, parce que cela me fait plaisir ou que cela me flatte, mais aussi pour des raisons économiques !).

Et en 2018, j’ai donc renoncé à mon système de forfaits, j’ai supprimé une par une les pages de mon site (avec un pincement au cœur, j’avoue, j’aimais beaucoup cette idée). Et j’ai décidé de revoir mon business model et ma façon de travailler. Mais ça, ce sera pour une prochaine fois.

 

 

Mon Conseil N°1

 Pour choisir mon premier thème de conseil pratique, le choix a été très simple. J’ai simplement réfléchi au conseil que j’ai donné le plus souvent en 20 ans de pratique professionnelle et ce à des clients qui ont pourtant un avocat à disposition (MOI en l’occurrence !) et qui ont également des contrats rédigés sur mesure.

 Malgré cela, je peux vous assurer que j’ai du répéter et répéter encore ce conseil parce qu’il n’est tout simplement jamais utilisé et pourtant, il est très simple, il tient en 3 mots : ECRIVEZ DES MAILS !! 

 J’explique le pourquoi plus en détails :

 Si vous exercez votre activité en tant que freelance / consultant / micro-entrepreneur/ blogueuse – influenceuse, etc…, cela veut dire aussi que vous développez des relations d’affaires avec plusieurs types de personnes : des clients bien sur, des marques (avec qui vous pouvez développer des partenariats, rédiger des articles, prendre des photos, etc..), des agences qui pourront servir d’intermédiaires pour vos négociations ou qui feront appel à vous pour le compte de clients, ou encore des fournisseurs etc…

 Et il faut donc penser à vous protéger contre toute difficulté. Si vous vous demandez lesquelles ? Quelques exemples : le cas le plus classique est bien sur que vous n’êtes pas payée et que vous ne voyez rien arriver, ou encore vous avez soumis un article et vous voyez qu’il a été remanié, ou on vous demande de refaire un boulot que vous avez pourtant parfaitement (ou presque) réalisé, ou encore vous avez donné votre accord pour rédiger un article ou une série d’articles et on vous les demande pour demain matin ! Evidemment, la liste de petites contrariétés est infinie…

 Alors, je n’oublie pas que je suis avocat et dans une telle situation, un avocat vous fera toujours la même réponse : il vous faut un contrat ! ou il vous faut des CGV ! En résumé, il vous faut un avocat ! Alors, c’est sur que c’est le mieux mais comme toujours, cela a un coût (enfin, pour faire un peu de teasing, en septembre, cela devrait changer un peu.. ;-)). Et quoi qu’il en soit, rien ne remplacera le conseil d’un professionnel qui saura vous poser des questions précises sur votre façon de travailler, sur ce que vous souhaitez faire mais vous n’avez pas forcément l’envie ou les moyens de faire appel à un avocat.

 Et dans ce cas, il faut apprendre une des premières règles quand on crée son activité : vous devenez un professionnel. Et je parle bien de droit. Un professionnel en droit est différent d’un particulier. Le particulier a des règles bien précises qui lui sont appliquées et ce même s’il signe des contrats sans y réfléchir.

  En tant que professionnel, ce sera différent, vous ne bénéficiez plus de cette protection d’où l’intérêt de mettre en place soit de bons outils de protection (contrat type, CGV) ou de bons réflexes.

 En effet, en tant que professionnel, si on a un litige avec un autre professionnel, votre cas sera traité par un Tribunal de Commerce (sauf exceptions en matière de marques par exemple) et le point plus important est que dans ce cas la preuve est libre.

 Qu’est ce que cela veut dire ? Tout simplement, si vous avez conclu un accord avec un client et que vous avez pris la précaution d’écrire un simple mail, cela vous servira de preuve et surtout cela vaudra (presque) un contrat.

 Donc, quelque soit la difficulté que vous rencontrez, je vous conseille de prendre le temps d’écrire un mail simple (et ce même si vous avez discuté au téléphone des modalités ou du problème rencontré) 

 Par exemple :  «  je vous confirme mon accord pour vous remettre un article de XXX mots pour le XXX. Cet article traitera de XXX et sera mon avis personnel sur le sujet. Ce texte ne devra pas subir de modifications autre qu’une mise en page et une correction grammaticale.

 Pour que je puisse rédiger l’article, il faudra me fournir une photo de tel format, etc… ». (évidemment, vous pensez à tous les petits détails importants et vous prenez le temps de les écrire dans le mail !).

 Autre exemple si on conteste la qualité de votre travail : « vous m’avez fait part la semaine dernière de prétendues difficultés liées à ma prestation. Or, je tiens à vous rappeler que j’ai strictement suivi les demandes que vous m’aviez formulées par mail le XX/XX/XX. De même, j’ai pris le temps de valider avec vous que tout était ok et vous me l’avez confirmé par téléphone le XX/XX/XX. Etc…

 Ces textes ne sont bien sur que des exemples, à vous de les adapter et de surtout vous poser les questions importantes sur l’accord que vous mettez en place.

  Attention, pour que ce mail vous protège vraiment en cas de contentieux, il vous faut absolument une réponse pour que cela constitue une preuve ! Donc, n’hésitez pas à la fin de votre mail (exactement comme à la fin de vos billets sur les réseaux sociaux) de poser la question : « c’est bien ok pour vous ? ». Si la personne ne vous répond pas ou pire, si elle vous répond par téléphone en disant « mais oui, oui, bien sur, tout est ok ! », vous relancez en disant «merci de ta confirmation téléphonique de ce jour, tu peux me le confirmer par mail, stp ? ».

  Il n’y a pas besoin de formule juridique particulière, ni de termes précis. Il faut simplement que cela soit clair. 

 Je peux vous assurer que j’ai pu gagner de nombreux dossiers uniquement avec des mails, donc faites moi confiance et prenez l’habitude d’en écrire dans le cadre de votre activité.

Ah oui, j’y pense ! Si jamais, vous vous dites, mais ce conseil me dit quelque chose, je suis sure de l’avoir déjà lu quelque part, c’était sans doute ici..;-)                                                             

J’ai décidé de ne plus avoir peur

J’ai rarement du mal à écrire des articles, on croit souvent que j’y passe du temps mais en réalité, vraiment non, pas du tout. Je profite d’avoir quelques minutes où je n’ai pas le courage de faire quelque chose de compliqué et je me lance.

En principe, en janvier, j’écris toujours un article Bilan de l’année passée/objectifs de l’année à venir mais en 2019, je ne l’ai pas fait. Attention, j’ai commencé à écrire l’article une bonne dizaine de fois mais j’ai renoncé à chaque fois, trop long, trop compliqué, je n’y arrivais pas, j’étais complètement bloquée. Alors, vous n’avez pas vu cet article, ni d’ailleurs aucun d’autre depuis.

Et le 1ermai alors que j’essayais pour la 11èmefois sans succès de pondre ce fichu article, j’ai compris pourquoi : si je faisais un bilan sincère, cela m’obligeait à communiquer aux yeux du monde (enfin, pour les 3 personnes qui lisent mes articles régulièrement, dont ma mère qui est déjà au courant de tout…) sur des décisions importantes.

Attention, je suis ravie de ces décisions, j’en suis même fière, fière d’avoir su à 45 ans assumer mes choix professionnels et personnels. Mais il faut avouer que ces décisions ne correspondent pas vraiment à l’imaginaire collectif d’un avocat qui réussit !

Je ne suis pas sure d’avoir jamais collé à cet imaginaire (peut-être un peu quand j’avais mes bureaux Place Vendôme) mais là je m’en détache complètement et ce n’est plus si simple à assumer quand on doit l’annoncer sur la place publique (surtout quand sur la place, il y a aussi quelques clients qui vous lisent peut-être).

Et puis, j’ai discuté avec May (oui, une fois de plus et comme d’habitude, elle a le talent de débloquer ces doutes avec une petite phrase qui font tomber les réticences). Je me lamentais (comme d’habitude) sur mes difficultés à publier mes articles (peur des réactions, peur de décevoir, peur d’être ridicule, vous choisissez ou pire, en réalité, un mélange de toutes celles-là) et elle m’a dit « oui, c’est vrai, c’est difficile d’avoir ce courage mais la seule chose qui compte en réalité, c’est la sincérité de votre propos ».

Et voilà, je voulais être sincère mais je manquais de courage. Et je repensais à certaines femmes qui m’inspirent et qui communiquent sur les réseaux sociaux. J’ai repensé à un échange il y a trois semaines avec Géraldine Dormoy (un de ses articles m’avait vraiment touché, alors je lui avais envoyé un mail pour la première fois en 10 ans de lecture assidue en lui racontant que je l’avais croisé une fois mais que je n’avais pas osé l’aborder parce que je me doutais que mon propos aurait été totalement insipide (« je suis votre plus grande fan !! ») et notre conversation sans grand intérêt et elle m’a répondu quasiment immédiatement  : « mais tu fais les questions et les réponses, les conversations n’ont pas de script »).

Elle avait raison bien sur. Je lui prêtais des intentions, des propos alors même que je ne savais rien d’elle ! J’étais tellement sure que la conversation serait un peu nulle que je me privais de discuter avec une personne que j’admirais !! Et pourquoi ? Encore une fois, la peur bien sur. La peur de la médiocrité, la peur d’un retour négatif. Tout comme la peur autour de mes articles, de la réaction des personnes qui me lisent, du jugement de mes pairs.

Alors, j’ai rajouté une autre décision à ma liste. Je commence par vous parler de celle-là alors que c’est la plus récente mais c’est aussi celle qui a le plus de sens.

Voila, j’ai décidé de ne plus avoir peur. Ou plutôt, j’ai décidé que je pouvais avoir peur et quand même avancer. (mais avouez que ça faisait un moins bon titre ?). Je ne sais pas combien de temps cela durera mais je vais essayer. Et nous verrons bien les réactions. Et donc, je vais écrire ce que j’ai décidé de faire de ma vie professionnelle, des nombreux choix que j’ai faits en 2018.

Et j’ai ressorti mon article « Bilan 2018 ou l’annonce de toutes ces nouvelles décisions » mais ce qui se voulait UN article s’est révélé interminable. J’ai donc plutôt choisi de faire une série de petites articles (en plus, c’est sans doute meilleur pour mon référencement, eh oui, je ne perds pas le nord !) et surtout, ce sera plus digeste pour ceux qui auront envie de les lire. 

Et pour faire un peu de teasing (et aussi un peu, j’avoue pour me forcer à publier ces articles chaque semaine à partir de maintenant), voilà la programme (cela permet aussi à ceux qui ne veulent pas lire tous les articles d’avoir un résumé très efficace de ces décisions) :

J’ai accepté de perdre.

J’ai décidé de ne plus faire de contentieux.

J’ai décidé de ne plus avoir de bureau.

J’ai décidé de ne plus avoir de collaborateurs ou de stagiaires.

J’ai décidé de facturer de nouveau au temps passé. Et j’ai donc accepté d’être chère.

J’ai décidé de choisir mes dossiers.

J’ai décidé de moins travailler.

J’ai décidé de communiquer sur mes choix.

J’ai décidé que je pourrais encore changer d’avis, de modèle économique.

J’ai décidé de créer une e-shop juridique.

Un livre

Voilà un article que j’évite soigneusement d’écrire depuis des mois. Parce que Oui, bon, voilà, j’ai écrit un livre. Rien que d’écrire cette phrase est étrange.

En général, quand je le dis (je le dis rarement), je me dépêche d’ajouter « oui, enfin, bon, c’est un livre de droit, hein ! enfin, même pas, c’est de la vulgarisation, hein !! ça ne compte pas vraiment !! ». J’ajoute un petit rire penaud à cette phrase idiote et bien sur, en général, je hausse les épaules.

L’idée vous l’aurez compris, est d’amoindrir la portée de l’événement. Parce que oui, bon, voilà, c’est un événement. Pour moi, en tout cas.

Je ne sais pas si vous aussi, vous faites cela mais j’ai une petite liste des choses que je rêve d’accomplir dans ma vie. Par exemple, je rêvais depuis petite fille de devenir avocat, c’est chose faite. Je rêvais de m’acheter un appartement, c’est chose faite (enfin, comme tout le monde, il est encore à la banque mais c’est en bonne voie…), et aussi, je rêvais d’écrire un livre.

Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. Je crois que tous ceux qui aiment la littérature ont quelque part enfoui en eux ce rêve et moi, comme eux, je l’avais.

Alors, attention, dans mon rêve, mon livre c’était un roman, bien sur. Pour les amoureux de la littérature, un livre ne peut être qu’un roman ! Les essais, les biographies, les ouvrages juridiques, tout ça, c’est un truc de petit joueur (pitié, que quelqu’un me dise qu’on lit l’ironie dans ce que j’écris !).

Alors, un livre de DROIT, pire, un livre de vulgarisation juridique, un guide pour les blogueurs !! Est ce que cela compte vraiment ?? Est ce qu’on a même le droit d’appeler cela un livre ???

Je croyais vraiment que mon interrogation était sincère, jusqu’au jour, où j’ai compris.

J’ai compris pourquoi je n’en parlais à personne, j’ai compris pourquoi je persistais à dire à Aude (la responsable qui a porté ce projet au sein de la maison d’édition Eyrolles) et à May (avec qui j’ai écrit ce livre) que je n’y croyais pas vraiment, que quelque chose allait se passer, que quelqu’un allait bien finir par se rendre compte de la bêtise du truc, enfin, MOI, j’écris un livre ???

Et puis, un jour, j’ai compris pourquoi ma réticence, pourquoi mes doutes, et ce n’était pas parce que c’était un livre de droit, pas non plus parce que c’était un ouvrage de vulgarisation, non, tout ça, c’était justement le contraire.

Parce que, je pourrais dire après cela, Oui, Moi, Sandra Azria, j’ai écrit un livre. Il y a mon nom et celui de May sur la couverture. Toutes les deux ensemble, main dans la main, nous avons créé ce petit objet qui sera peut-être lu par deux personnes (enfin, si quelques âmes charitables veulent bien se dévouer pour le lire, je vous avoue que cela me ferait bien plaisir).

Et ce petit objet là va durer. Il restera pour moi un moment important, peut-être même essentiel. Le moment où j’ai osé écrire un livre, où j’ai osé mettre mon nom à côté de celui de May et prendre le risque qu’on me lise, le moment où j’ai accepté ce rêve là se réalise.

A une moindre échelle, je le faisais déjà avec ce blog, avec ces articles. Depuis deux ans maintenant, à un rythme très irrégulier, j’accepte un peu de parler de moi. Alors, c’est comme pour ce livre, mes articles ont toujours un angle professionnel, je ne raconte pas vraiment ma vie personnelle, je ne parle pas vraiment de mes proches. Mais malgré cela, je m’étonne souvent des réactions.

Par exemple, un jour, un client (qui m’a trouvé sur le net grâce à mes articles) a commenté un article dans lequel je parlais des mes locaux, en expliquant avec beaucoup d’intelligence et de finesse, la part de mon enfance qu’il y voyait. Cela m’avait beaucoup troublé (et presque gêné d’ailleurs !), je ne pensais pas qu’on pouvait deviner des choses personnelles de moi dans ces articles. Et depuis, j’ai compris que oui, bien sur, que j’acceptais de livrer des bribes à travers mon métier.

Très récemment, une Ville m’a confié un gros projet pour lequel j’étais mis en concurrence avec d’autres avocats. Jusqu’au bout du processus de sélection qui a duré presque deux mois, je n’y croyais pas trop. Je me disais qu’une Ville choisirait sans doute un cabinet plus prestigieux, plus « sérieux ». Et non, ils m’ont choisi.

A la première réunion de travail, je leur ai demandé comment ils m’avaient trouvé et N. (qui je l’espère me lit ici et que je remercie encore !) m’a répondu que c’était sur le net. Et je vous assure que ma première pensée a été « waouh, ils ont lu mes articles un peu ridicules et MALGRE cela, ils m’ont choisie !! ».

Sauf qu’en réalité, je le sais maintenant (et j’entends souvent la petite voix de May qui me dit « mais non, pas « malgré vos articles », mais « grâce à vos articles »), les clients qui me choisissent le font en connaissance de cause, parce que sans doute ils apprécient mon mode de fonctionnement, et allez osons un peu, peut-être même ma personnalité !

Donc, je vais continuer d’assumer tant bien que mal celle que je suis et dire à quel point je suis fière de ce livre, fière du travail accompli avec May et même si personne ne le lit jamais, il gardera une place de choix dans ma bibliothèque parce que je pourrais dire un jour en pensant à ma liste de rêves « oui, voilà, un jour, j’ai écrit un livre ».

Et au cas où…vous pouvez le trouver aussi ici et